Les ambitions du Brésil au Salon de la Défense à Rio

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Le salon de la Défense de Rio 2013 (Photo: LAAD)
Le salon de la Défense de Rio 2013 (Photo: LAAD)

Au Brésil vient de commencer le Salon de la Défense et de la Sécurité (LAAD), le plus important salon du genre en Amérique latine qui réunit des d’exposants de 55 pays, et ce, jusqu’au 12 avril.

«Il est très important d’organiser ce salon à Rio de Janeiro où sont faits d’importants investissements dans le domaine technologique», a déclaré dans son discours d’ouverture le ministre brésilien de la Défense Celso Amorim.

Pour ce LAAD 2013, quelques 680 exposants brésiliens et étrangers sont présents et les organisateurs attendent près de 30 000 visiteurs.

Quatorze ministres de la Défense (Afrique du Sud, Angola, Argentine, Belgique, Chili, Slovaquie, Ethiopie, Grèce, Haiti, Mauritanie, Royaume-Uni, Sénégal, Suriname et Ukraine) se rendront au Salon.

«Cette foire montre l’importance du Brésil sur la scène internationale», a déclaré pour sa part, le vice-président de la République, Michel Temer, qui représentait la présidente brésilienne Dilma Rousseff.

Le ministre brésilien de la Défense, quant à lui, a souligné, que le Brésil donnait «son plus grand soutien à son industrie de Défense», rappelant que plusieurs projets sont en cours avec la Marine (dont un sous marin à propulsion nucléaire), l’armée de terre et l’armée de l’air (avec le développement du nouvel avion de transport militaire Embraer KC-90 avec plusieurs pays de la région).

Par ailleurs, le groupe aéronautique brésilien Embraer, numéro trois mondial derrière Boeing et Airbus, et l’européen Eurocopter, installé au Brésil depuis 35 ans, luttent tous deux pour le lucratif marché des hélicoptères au Brésil et Embraer a conclu une entente avec Finmeccanica, le rival italien d’Eurocopter, pour la création d’une entreprise commune pour assembler au Brésil des hélicoptères bi-turbines de classe moyenne.

Le ministre brésilien de la Défense, Celso Amorim, a aussi parlé du projet FX2 de modernisation des avions de chasse, affirmant que le Brésil avait «pleine conscience qu’il faut le réaliser».

L’achat de 36 avions de chasse par l’armée de l’air brésilienne avait été repoussé à plusieurs reprises en raison de coupes budgétaires.

L’avion de chasse Rafale du français Dassault est en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de l’américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab pour ce contrat de plus de cinq milliards $.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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