Les options de l’ONU au Mali: conseil, maintien ou imposition de la paix

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Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman (Photo: Eskinder Debebe, ONU)
Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman (Photo: Eskinder Debebe, ONU)

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a présenté ce mercredi 3 avril au Conseil de sécurité les options envisagées par le Secrétaire général Ban Ki-moon pour le maintien d’une présence des Nations Unies au Mali.

La première option serait « une présence politique intégrée et multidimensionnelle des Nations Unies » aux côtés de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

L’ONU, dans ce cas poursuivrait ses tâches politiques et relatives aux droits de l’homme dans le cadre d’une opération politique renforcée, soutenir, notamment, la médiation, les négociations, le dialogue national et les dialogues communautaires.

L’organisation internationale apporterait aussi son aide aux autorités de transition dans le cadre du processus électoral, ferait la promotion du respect des droits de l’homme.

Dans cette première option, l’Onu soutiendrait la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine, la MISMA, mais c’est cette dernière qui serait responsable de la sécurité, à l’appui des Forces de défense et de sécurité du Mali.

Même si la mission de la MISMA a été autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies, cette mission militaire est conduite par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouet, al CEDAO, en soutien au Mali, pays membre de la CEDAO.

Son premier obectif était d’aider les forces maliennes à reprendre le contrôle des zones du nord de son territoire, qui .taient alors aux mains de trois groupes islamistes (AQMI, MUJAO, Ansar Dine) qui en avaient pris le contrôle après en avoir chassé les rebelles indépendantistes touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad.

Deuxième me option

La seconde option, elle, serait d’établir une « mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies créée en vertu du Chapitre VII, en complément d’une force parallèle ».

Outre un mandat politique, comme dans la première option, cette mission serait chargée de stabiliser et sécuriser la situation, en axant notamment ses efforts sur la protection des civils et le maintien de conditions permettant la fourniture de l’aide humanitaire et le retour des milliers de personnes déplacées.

Dans le cas de cette deuxième option, la mission obéirait à des «règles d’engagement fermes», mais serait tout de même autorisée à utiliser tous les  moyens nécessaires pour contrer les menaces susceptibles d’entraver l’exécution de son mandat.

Elle pourrait notamment mener des opérations seule ou en coopération avec les Forces de défense et de sécurité maliennes. En vertu de cette option, la MISMA serait alors chapeautée par la mission.

«La situation au Mali demeure incertaine car des éléments extrémistes et terroristes continuent d’y représenter une menace importante à la sécurité des civils et du personnel de l’ONU », a expliqué le Secrétaire général adjoint qui présentait le 3 avril ces deux options au Conseil de Sécurité.

Dans son rapport, ce dernier souligne qu’il sera « fondamental d’établir une distinction claire entre les tâches de maintien de la paix qui seraient confiées à la mission de stabilisation des Nations Unies envisagées et les activités d’imposition de la paix et de contre-terrorisme d’une force parallèle ».

Amélioration de la situation sécuritaire

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques a noté, lors de sa présentation, une amélioration considérable en matière de sécurité. «L’action décisive des Forces françaises et maliennes a permis, dès la fin du mois de janvier, de rétablir le contrôle dans les grandes villes du Nord», a-t-il dit, soulignant que «Les combats avec des groupes armés se poursuivent malgré tout dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, ainsi que dans la périphérie des centres urbains comme Tombouctou, Goa et Kidal.»

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. pourquoi la France veut toujours faire de trop. La France est la source des malheurs de l'Afrique .Elle n'a pas le droit d'imposer a l'ONU quoi faiire parceque c'est un organisme qui a des lois.