Les ventes d’armes russes ont augmenté de 12% en 2012 selon Vladimir Poutine

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Parmi les objets exposés au CANSEC,à Ottawa, en 2012 les différents types de balles (Photo: Nicolas Laffont)
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Parmi les objets exposés au CANSEC,à Ottawa, en 2012 les différents types de balles (Photo: Nicolas Laffont)
(Photo: Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé que les exportations d’armes russes ont augmenté de 12% en 2012, pour atteindre 15,2 milliards $, ce qui fait du pays le deuxième exportateur mondial d’armements après les États-Unis.

En 2008, l’ancien président Dmitri Medvedev déclarait que les exportations d’armes de la Russie atteignaient la somme record de 8,35 milliards $. C’est donc une hausse de plus de 80 % en moins de cinq ans seulement.

«Nous pouvons dire que le travail que nous avons accompli est satisfaisant. La croissance a été de 12%, les exportations russes d’armes ont constitué 15,2 milliards $», s’est félicité le président russe.

«On peut affirmer avec certitude que la Fédération de Russie est un chef de file incontestable sur le marché de la vente d’armes et d’équipements spéciaux. Seuls les États-Unis sont au même niveau. Nous détenons plus d’un quart du marché mondial. Les États-Unis sont le seul pays à nous devancer, avec un petit écart. Tous nos autres partenaires vendent beaucoup moins d’armes, bien qu’il s’agisse des pays dotés de hautes technologies, des chefs de file mondiaux incontestables dans le domaine des hautes technologies qu’on utilise assez souvent dans l’industrie de guerre», a ajouté Vladimir Poutine.

La Russie exporte des véhicules militaires spéciaux vers 66 pays et a conclu des accords de coopération militaire et technique avec 85 pays. «J’ai le plaisir d’annoncer que notre carnet de commandes a considérablement augmenté en 2012, nous avons des commandes pour 46,3 milliards $», a conclu M.Poutine.

L’Inde est le plus grand importateur d’armes de la Russie, mais le Kremlin est aussi le fournisseur du régime de Bachar al-Assad en Syrie, de l’Iran, de l’Irak et de l’Afghanistan. En février, Anatoly Isaikin, chef de l’entreprise d’État d’exportation d’armes Rosoboronexport, a dit que la Russie livrerait des systèmes de défense antiaérienne et du matériel militaire à la Syrie.

Cependant, la Russie ne vendrait pas d’avions de chasse au gouvernement syrien, selon lui.

Un traité sur le commerce des armes sans les Russes

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 2 avril dernier, son premier traité sur le commerce international des armes conventionnelles… sans la Russie.

Pour qu’il soit approuvé, le traité devait être soutenu par au moins 2/3 des pays membres. Ainsi, sur les 193 états-membres, 154 ont voté pour et trois contre (Syrie, Corée du Nord et Iran). 23 pays se sont abstenus, dont la Russie, la Chine et l’Inde.

La Russie a fait savoir qu’elle ne signerait pas le traité, tout comme le gouvernement syrien qui, empêtré dans une guerre civile depuis deux ans, compte sur les armes en provenance de la Russie et de l’Iran.

Le traité contredit en effet les engagements qu’a pris Moscou vis-à-vis de ses partenaires internationaux.


Adoption du premier traité sur le commerce des armes conventionnelles (Vidéo: Euronews)

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