L’ONU condamne le meurtre de cinq Casques bleus et sept civils au Soudan du Sud

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Un civil blessé arrive à Juba après une embuscade tendue à un convoi de la MINUSS par des individus non identifiés, près de Gumurk, dans l'état de Jonglei, le 9 avril (Photo: Isaac Billy' MINUSS)
Un civil blessé arrive à Juba après une embuscade tendue à un convoi de la MINUSS par des individus non identifiés, près de Gumurk, dans l’état de Jonglei, le 9 avril (Photo: Isaac Billy’ MINUSS)

La représentante spéciale du Secrétaire général pour le Soudan du Sud, Hilde Johnson, a condamné ce mardi 9 avril le meurtre de cinq Casques bleus et de sept membres du personnel civil de la Mission des Nations Unies dans ce pays (MINUSS), qu’elle dirige.

Les douze victimes sont tombées dans une embuscade tendue par des assaillants non identifiés à proximité du village de Gurumuk, dans l’état du Jonglei. Neuf autres Casques bleus et personnels civils ont été blessés et certains sont portés disparus.

En juillet 2011, le Conseil de sécurité estimant que la situation au Soudan du Sud , qui venait d’accéder à l’indépendance après 6 ans de combats, continuait de constituer une menace pour la paix internationale et la sécurité dans la région, avait institué la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).

La MINUSS est sur le terrain pour consolider la paix et la sécurité et contribuer à mettre en place les conditions nécessaires au développement.

Dans le cadre de leur mission, les Casques bleus effectuent régulièrement des patrouilles dans ce secteur de l’État de Jonglei afin d’y assurer la protection des civils et escorter les convois d’aide humanitaire.

«Plus vaste État du Soudan du Sud», souligne le service d’information de l’ONU, «Jonglei est le théâtre de violences intercommunautaires depuis la sécession de ce pays du Soudan, en juillet 2011.»

La semaine dernière, la MINUSS avait rendues publiques les conclusions de son enquête au sujet d’un incident, survenu le 8 février dernier, au cours duquel au moins 85 gardiens de troupeaux, principalement des femmes et des enfants, avaient été massacrés.»

Un groupe d’hommes armés, vraisemblablement issus de la tribu des Murle, aurait attaqué des éleveurs Lou Nuer alors que ceux-ci conduisaient leurs troupeaux vers des pâturages, affirmait la Mission.»

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a pour sa part appelé les autorités sud-soudanaises à ouvrir leur propre enquête dans les plus brefs délais afin de déterminer les circonstances exactes de cette attaque et de faire traduire ses auteurs devant la justice.

«Cette attaque ne dissuadera pas la MINUSS et ses Casques bleus d’effectuer leur travail et de protéger les communautés vulnérables au Soudan du Sud », a encore déclaré la représentante du Secrétaire générale des Nations-Unies : « Nous sommes déterminés à poursuivre notre mission à l’appui des autorités afin de rétablir la paix.»


La MINUSS expliquait, le mois dernier sa présence au Soudan du Sud dans l’État du Jonglei (Vidéo : Al-Qarra TV)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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