Meurtre d’un Casque bleu à Muhajeria, au Darfour

1
Des soldats du contingent nigérian de la MINUAD, stationnés à El Daein, au Darfour oriental, le 9 octobre 2012 (Photo: MINUAD/Albert González Farran )
Des soldats du contingent nigérian de la MINUAD, stationnés à El Daein, au Darfour oriental, le 9 octobre 2012 (Photo: MINUAD/Albert González Farran )

L’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) travaille en étroite coordination avec le gouvernement soudanais pour retrouver les meurtriers d’un Casque bleu, tué vendredi, rapporte un communiqué de la MINUAD.

L’opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour, connue sous le sigle MINUAD, a été créée le 31 juillet 2007,  a essentiellement pour mandat de protéger les civils, mais elle est également chargée d’assurer la sécurité de l’aide humanitaire, de surveiller et de vérifier l’application des accords, de favoriser un processus politique ouvert, de contribuer à la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit et de surveiller la situation le long des frontières avec le Tchad et la République centrafricaine (RCA) et d’en rendre compte.

«Tôt dans la matinée du 19 avril, un Casque bleu de la MINUAD a été abattu et deux autres blessés dans une attaque lancée par des assaillants non identifiés contre les locaux de la mission, près de Muhajeria », indique un bref communiqué de presse de la MINUAD publié aujourd’hui, qui précise qu’elle a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles cet incident s’est produit et travaille en coordination avec les autorités soudanaises pour trouver les auteurs de cet acte et les faire traduire en justice.

La MINUAD conclut son communiqué en réitérant que « toute attaque contre des forces internationales de maintien de la paix est considéré comme un crime au regard du droit international ».

Depuis le 6 avril, environ 18.000 personnes déplacées se sont regroupées autour du quartier général de la Mission des Nations-Unies, près des villages de Muhajeria et Labado, après qu’eurent éclaté les combats entre les forces gouvernementales et le Mouvement de libération du Soudan / Minni Minawi.

L’ONU réclame un accès humanitaire pour prêter assistance à ces déplacés, des femmes et des enfants pour la plupart.

Mardi 9 avril, une autre attaque ailleurs, sans lien avec celle d’aujourd’hui, avait fait 12 morts , cinq Casques bleus et de sept membres du personnel civil de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, la MINUSS, dans l’État du Jonglei.

Les douze victimes étaient tombées dans une embuscade tendue par des assaillants non identifiés à proximité du village de Gurumuk, dans l’état du Jonglei, neuf autres Casques bleus et personnels civils ont été blessés et certains ont été portés disparus.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon s’était exprimé à cette occasion sur ces attaques et avait rappelé que «les meurtres de Casques bleus sont un crime de guerre qui relève de la compétence de la Cour pénale internationale ».

À lire aussi:

L’ONU condamne le meurtre de cinq Casques bleus et sept civils au Soudan du Sud >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire