Un sixième soldat français meurt au Mali

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Le sous-groupement tactique interarmes motorisé ayant quitté Bamako le 15 janvier s’est installé à Markala afin d’y déployer un dispositif permettant d’interdire la progression des groupes djihadistes vers la capitale malienne (Photo: ECPAD)
Un sixième soldat français est décédé, ce lundi, lors d’une opération de reconnaissance et de fouille dans l’extrême-nord du Mali (Photo: Archives/ECPAD)

En pleine opération de reconnaissance et de fouille dans l’extrême-nord du Mali, un soldat français du 1er régiment parachutiste d’infanterie de Marine (1er RPIMa) de Bayonne est décédé, ce lundi, après que son véhicule ait sauté sur un engin explosif, comme l’ont annoncé les autorités françaises.

Alors qu’il se trouvait à proximité de la frontière algérienne, le caporal-chef Stéphane Duval est décédé, ce lundi, à l’âge de 32 ans, lors d’une nouvelle opération des forces spéciales dans la région montagneuse de Kidal.

«Le 29 avril 2013, en début d’après-midi, au cours d’une de ces opérations dans le nord-est du pays entre Tin Zaouaten et Boughessa, un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d’un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement», a déclaré le ministère de la Défense française dans un communiqué. Assurant que leur pronostic vital n’est pas engagé, le ministère de la Défense a précisé que ces deux soldats avaient été immédiatement évacués par hélicoptère vers Tessalit, dans le nord-ouest du pays.

De son côté, le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Thierry Burkhard, a précisé à l’AFP qu’aucun terroriste n’a été détecté sur la zone après l’explosion.

Les opérations de sécurisation se poursuivent dans le nord-est du Mali

Agé de 32 ans, le caporal-chef Stéphane Duval était marié et père de deux enfants (Photo: Facebook)
Agé de 32 ans, le caporal-chef Stéphane Duval était marié et père de deux enfants (Photo: Facebook)

Le président de la République française, François Hollande, «adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et leur témoigne le respect de toute la Nation», dans un communiqué publié par la présidence française.

«Il salue avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali aux côtés des forces maliennes et africaines. Il leur exprime sa totale confiance pour mener à bien l’ultime phase de leur mission», ajoute le communiqué.

Le ministère de la Défense a également précisé que «dans le nord-est du pays, les opérations des forces spéciales se poursuivent avec pour objectif de rechercher et de détruire les groupes terroristes qui s’y trouveraient encore».

Alors que la France a amorcé, dans le courant du mois d’avril, un retrait progressif de ses troupes, déployées depuis le 11 janvier dernier dans le cadre de l’opération Seval, près de 4 000 soldats français sont encore présents sur le sol malien. Comme l’a rappelé, ce lundi soir, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans une entrevue pour la chaine française I-Télé, il ne devrait en rester que 2 000 à la fin de l’été. Une force d’un millier d’hommes restera ensuite sur place pour «une durée indéterminée» afin d’empêcher la recomposition des organisations terroristes dans le pays.

Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l'Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d'une licence en Information­-Communication, Gaëtan s'intéresse aux enjeux internationaux à travers l'analyse des différents conflits mondiaux.

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