Washington envoie d’autres navires près des côtes de la péninsule coréenne

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Le destroyer lance-missiles USS McCampbell (DDG 85), le destroyer de la République de Corée Yu Seong-Ryong-(DDG 993), le milieu et le destroyer lance-missiles USS John S. McCain (DDG 56) au cours de l'exercice Foal Eagle 2013 (Photo : Mass Communication Specialist 3e classe Barnes Declan)
Le destroyer lance-missiles USS McCampbell (DDG 85), le destroyer de la République de Corée Yu Seong-Ryong-(DDG 993), le milieu et le destroyer lance-missiles USS John S. McCain (DDG 56) au cours de l’exercice Foal Eagle 2013 (Photo: Archives / Mass Communication Specialist 3e classe Barnes Declan)

La Maison Blanche a déclaré lundi que, malgré la rhétorique belliqueuse de la Corée du Nord, l’administration Obama n’a pas détecté de changements dans les positions des forces militaires du régime, toutefois les États-Unis, ont positionné le même jour près des côters nord-coréennes deux contre-torpilleurs capables d’arrêter des missiles balistiques, le USS McCain et le USS Decatur, ainsi qu’une plate-forme radar de défense antimissile balistique capable de détecter depuis le Pacifique d’éventuels lancements de missiles nord-coréens.

L’envoi de ces navires pourrait préfigurer un déploiement naval plus important si cela devenait nécessaire.

Quant au système radar, appelé SBX, il est est doté d’un radar en bande X et monté sur une plate-forme semi-submersible surmontée d’un énorme radôme. Ainsi positionné, il sera en mesure de détecter le lancement et de suivre la trajectoire de tout missile que pourrait lancer la Corée du Nord.

TENSIONS DANS LA PÉNINSULE CORÉENNE >>

Pendant ce temps, le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a déclaré lors du point de presse du lundi 1er avril, que les États-Unis n’ont pas détecté de mobilisation militaire ou de repositionnement des forces de Pyongyang pour appuyer les menaces du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Néanmoins, les États-Unis ont tenu à faire connaître leurs propres actions militaires dans cette affaire, y compris le déploiement, dans le cadre des exercices annuels conjoints avec la Corée du Sud, des forteresses de l’air B-52, des chasseurs furtifs B-2 et des avions de chasse F-22 Raptors.

À quoi s’ajoutent maintenant les deux contre-torpilleurs lance-missile lance-missiles et la plateforme-radar.

De plus, la nouvelle présidente sud-coréenne a déclaré lundi, pour sa part, que son pays répondrait rapidement à toute attaque nord-coréenne. En cas de provocation de la Corée du Nord, les unités militaires sud-coréennes ont maintenant l’autorisation de répliquer sans attendre la permission de Séoul.

«S’il ya une provocation contre la Corée du Sud et ses habitants, il y aura une réponse militaire, sans aucune considération politique», a bien précisé la présidente sud-coréenne Park Geun-hye lors d’une réunion lundi avec son ministre de la Défense et des hauts fonctionnaires sud-coréens.

Le mois dernier, le Pentagone avait aussi annoncé l’augmentation du nombre d’intercepteurs de missile conçus pour abattre tout missile nord-coréen qui viserait territoire américain.

Pyongyang avait réagi avec colère aux exercices militaires annuels conjoints américano-sud-coréens Key Resolve et Foal Eagle, ainsi qu’à une nouvelle série desanctions de l’ONU et des États-Unis à la suite de son essai nucléaire souterrain du 12 février.

Jay Carney a réitéré que la Maison Blanche prend les menaces très au sérieux , mais il a ajouté que la rhétorique belliqueuse de la Corée du Nord «est compatible avec le comportement passé.» et qu’un tel discours musclé de la Corée du Nord fait partie d’un schéma familier.

La fermeté avec laquelle Washington et Séoul ont répondu aux menaces nord-coréennes et le refus des États-Unis d’accepter le chantage et les menaces pourraient contraindre le régime de Pyongyang à mettre un terme à cette escalade verbale…à moins qu’il ne soit prêt à passer de la parole aux actes.

Le repositionnement lundi d’une plateforme-radar semi-submersible pouvant détecter les missiles balistiques et de contre-torpilleurs capable d’envoyer des missiles près des côtes nord-coréennes serait, selon une source du Pentagone s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, une initiative « de prudence » pour que Washington puisse avoir « plus d’options en matière de missiles de défense si cela devenait nécessaire ».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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