Bras de fer entre le groupe djihadiste Ansar Al-Charia et l’État tunisien

0
Seifeddine Raïs, porte-parole d'Ansar Ashariaa, groupe islamiste radical, le 16 mai 2013 à Tunis (Photo: Hosni Manoubi/AFP)
Seifeddine Raïs, porte-parole d’Ansar Ashariaa, groupe islamiste radical, le 16 mai 2013 à Tunis (Photo: Hosni Manoubi/AFP)

Le rassemblement du groupe salafiste Ansar Ashariaa prévu dimanche à Kairouan, dans le centre de la Tunisie, a été interdit par le gouvernement qui a menacé de sévir contre ceux qui défieront l’autorité de l’État.

Engagé dans un bras de fer avec l’Etat tunisien, le groupe salafiste djihadiste Ansar Al-Charia (Les Partisans de la charia) est devenu en deux ans un mouvement puissant en Tunisie, bien implanté dans les quartiers populaires.

Depuis sa création en avril 2011, il a su rassembler une partie de la mouvance salafiste djihadiste. Le nombre de ses adeptes reste difficile à déterminer. En appelant à l’organisation d’un congrès à Kairouan, le 19 mai, le groupe djihadiste a affirmé être en mesure de rassembler quelque 40 000 personnes.

Dans son rapport «Tunisie: violences et défi salafiste», publié mercredi 13 février, l’International Crisis Group (ICG) évalue le « nombre de citoyens tunisiens qui partagent les convictions salafistes scientifiques et surtout djihadistes, ainsi que lestyle vestimentaire et corporel qui les accompagnent » à environ 50 000 sur unepopulation de 11 millions d’habitants.

Lire l’article dans Le Monde >>


Des partisans de Ansar Al-Charia défilant en Tunisie armés de bâtons, de couteaux et de longs sabres (Vidéo: 72casbah)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.