Centrafrique : mandat d’arrêt international émis contre le président renversé, François Bozizé

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Le président déchu, François Bozizé, a assuré que les forces tchadiennes ont épaulé la Séléka lors de son renversement, le 24 mars dernier (Photo: Archives/Al Qarra TV)
Le président déchu, François Bozizé, a assuré que les forces tchadiennes ont épaulé la Séléka lors de son renversement, le 24 mars dernier (Photo: Archives/Al Qarra TV)

Le 29 mai, la République centrafricaine a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Bozizé.

L’annonce a été faite ce vendredi par le procureur de la capitale Bangui, Alain Tolmo, qui a ajouté que «d’autres mandats d’arrêt internationaux sont en cours d’émission».

Le président déchu va répondre de crimes « relevant du statut de la Cour pénale internationale, entre autres, de crimes contre l’humanité et d’incitation au génocide», indique Alain Tolmo.

L’enquête contre «François Bozizé et autres» a été ouverte début mai par le parquet, «sur la base des informations factuelles, détaillées, précises, contenues dans les prescriptions écrites du ministre de la justice», précise le procureur de Bangui.

Parmi les chefs d’accusations figurent également, selon M. Tolmo des «assassinats, au nombre de 22 actuellement ; des arrestations, séquestrations et détentions arbitraires au nombre de 53 ; destruction et incendie des maisons d’habitation au nombre de 3823 pour le moment ; des exécutions sommaires qui se chiffrent à 119».

L’AFP a appris de source judiciaire qu’une commission mixte d’enquête, mise en place par les autorités de Bangui, aura pour mandat  d’enquêter sur les violations des droits humains et autres crimes commis sous François Bozizé, et après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka le 24 mars dernier.

La république centrafricaine est secouée par une guerre civile depuis 2003. Le général Bozizé s’était emparé du pouvoir après un coup d’état. Il est réélu en 2011. Ses opposants critiquent le déroulement de l’élection.

En août 2012 est créée la Seleka, coalition rebelle qui regroupe les trois rébellions de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement, de la Convention patriotique pour le salut wa Kodro et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix. Le gouvernement annonce la signature d’un accord entre les forces gouvernementales et les rebelles en janvier 2013. L’accord n’étant pas respecté, les rebelles entrent dans Bangui en mars. Le président déchu est introuvable.

En août 2012 est créée la Seleka, coalition rebelle qui regroupe les trois rébellions de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement, de la Convention patriotique pour le salut wa Kodro et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix. Le gouvernement annonce la signature d’un accord entre les forces gouvernementales et les rebelles en janvier 2013. L’accord n’étant pas respecté selon les opposants, les rebelles entrent dans Bangui en mars.

Le 24 mars, la Seleka prend le pouvoir après un coup d’état. Le président déchu est introuvable.

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Étudiante en journalisme à l'Université de Montréal, Sara s'intéresse aux questions de géopolitique.

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