Centre de sauvetage maritime de Québec: pas de déménagement à Montréal non plus

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Un exercice de sauvetage de l'Aviation royale du Canada et de la Garde côtière canadienne en 2012 (Photo: letartean, WikiC)
Un exercice de sauvetage de l’Aviation royale du Canada et de la Garde côtière canadienne en 2012 (Photo: letartean, WikiC)

Pour éviter que la machine à rumeurs ne s’emballe, le premier ministre Stephen Harper a nié ce vendredi 3 mai toute intention de son gouvernement de déménager le Centre de recherche et de sauvetage de Québec à Montréal, plutôt qu’à Halifax et Trenton.

«Avant de prendre n’importe quelle décision, nous nous assurerons qu’il y aura un service en français et c’est essentiel. Il n’y a pas de plan de déménager ce centre à Montréal», a tranché le premier ministre, lors d’un passage à Québec aujourd’hui.

C’est un quotidien de Québec qui avait écrit que l’un des scénarios envisagés par la direction de la Garde côtière serait de transférer la coordination des opérations de sauvetage maritimes, non plus de Québec à Halifax et Trenton, mais dans la région de Montréal.

La zone est du fleuve Saint-Laurent, qui est actuellement desservie par le Centre de sauvetage maritime de Québec (CSSM), devait passer le 15 avril sous la responsabilité du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage d’Halifax, première étape du regroupement des services qui devait mener à la fermeture du centre de Québec l’automne prochain.

Après la fermeture complète du Centre de Québec, la portion ouest du fleuve Saint-Laurent, quant à elle (de Rivière-du-Loup vers Montréal) devait passer sous la responsabilité du Centre des opérations de sauvetage de Trenton.

Devant les critiques virulentes disant que la décision du gouvernement conservateur de transférer la responsabilité de la coordination des opérations de sauvetage de Québec à Halifax mettrait véritablement des vies en danger, le niveau de bilinguisme à Trenton et Halifax étant nettement insuffisant, le gouvernement avait dû reculer et faire appel au Commissaire aux langues officielles pour réévaluer la situation.

Bientôt un nouveau rapport de Graham Fraser

Quand il a décidé de faire appel au Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, pour s’assurer que les services en français offerts à partir du centre conjoint des opérations de sauvetage de Halifax soient de niveau égal ou supérieur à ceux qui sont offerts actuellement», le gouvernement Harper s’est engagé à ne pas procéder au déménagement tant et aussi longtemps que le Commissaire Fraser ne se montrerait pas satisfait du niveau de bilinguisme à Trenton et Halifax.

Le Commissaire, Graham Fraser, qui accepté alors de devancer le suivi des recommandations à la Garde côtière qu’il faisait dans un rapport précédent, part en voyage d’affaires dans moins d’une dizaine de jours et devrait donc remettre son nouveau rapport aux intéressés d’ici là.

La plupart des observateurs ne s’attendent toutefois pas à ce que la garde côtière, en si peu de temps, ait réussi à changer la donne et à rehausser les exigences linguistiques des postes de coordonnateur, recherche et sauvetage maritime des centres d’Halifax et de Trenton et s’assurer à ce qu’il y ait, sur chacun des quarts de travail, suffisamment de personnel bilingue, comme le lui suggérait le premier rapport.

Quant à un déménagement dans la région de Montréal, le premier ministre Harper et le ministre responsable de la Garde Côtière, Keith Ashfield, ont carrément rejeté cette possibilité.

M. Ashfield a confirmé lui aussi, dans une intervention aux Communes, que le centre de Québec resterait ouvert «tant et aussi longtemps qu’on ne pourra garantir des services bilingues» aux centres de Trenton, en Ontario, et de Halifax.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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