Séoul réitère sa demande d’un retour au dialogue sur Kaesong, Pyongyang envoie un émissaire en Chine

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Le ministre sud-coréen de l’Unification a de nouveau appelé son voisin du nord à répondre le plus vite possible à sa proposition de dialogue à propos du complexe industriel de Kaesong. (Photo: Yonhap)
Le ministre sud-coréen de l’Unification a de nouveau appelé son voisin du nord à répondre le plus vite possible à sa proposition de dialogue à propos du complexe industriel de Kaesong. (Photo: Yonhap)

Le ministre sud-coréen de l’Unification a de nouveau appelé son voisin du nord à répondre le plus vite possible à sa proposition de dialogue à propos du complexe industriel de Kaesong, au moment même où Kim Jong-un dépêche un représentant en Chine.

Lors d’un point de presse du ministère, le porte-parole, Kim Hyung-suk, a indiqué qu’«il faut d’abord tenir une réunion de travail le plus vite possible pour discuter de la sortie des produits finis du complexe industriel de Kaesong afin de retrouver la confiance entre les deux Corées».

Déjà dimanche dernier, le ministère avait appelé au dialogue.

Le porte-parole du ministère a noté que «la Corée du Nord ne cesse de demander la normalisation du complexe industriel de Kaesong sans répondre à notre appel au dialogue […] On se pose maintenant la question sur la vraie intention de la Corée du Nord à ce point précis.» Il a également fait remarquer que «si la Corée du Nord pense qu’il y a des choses à obtenir en envoyant un fax aux entreprises implantées à Kaesong pour provoquer un conflit interne avec notre gouvernement, elle se trompe».

Kim Hyung-suk a aussi dit lors du point de presse que «la Corée du Nord prétend [agir]toute seule pour la normalisation du complexe de Kaesong en critiquant notre partie de ne rien faire du tout, mais elle ne répond pas à notre proposition». Selon lui «c’est le Nord qui a créé un blocage des télécommunications et de la circulation vers Kaesong, retiré les 50 000 travailleurs nord-coréens et coupé l’approvisionnement alimentaire et humanitaire pour les Sud-Coréens qui étaient restés sur place».

Le symbole s’effondre

Dernier symbole d’un semblant de paix entre les deux Corées, le 3 avril dernier, Pyongyang avait décidé, unilatéralement, d’interdire aux sud-Coréens l’accès au complexe industriel de Kaesong, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière.  Quelques jours plus tard, le régime de Kim Jong-Un en a retiré ses 53 000 employés, causant l’arrêt de la production dans les usines du complexe industriel co-géré par la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Face à l’escalade des tensions déclenchée après un nouvel essai nucléaire de Pyongyang, en février dernier, Séoul a rappelé son intention de rester «fidèle au principe de dénucléarisation de la péninsule coréenne», comme l’a déclaré le Premier ministre Chung Hong-won.

Selon le chef du gouvernement sud-coréen, la Corée du Sud «peut dissuader les programmes nucléaires [du Nord]en ayant recours à des moyens de dissuasion élargie fournis par les Etats-Unis», écartant ainsi tout redéploiement d’armes nucléaires tactiques sur son territoire.

Un envoyé spécial en Chine

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un, qui semble sourd aux demandes de son voisin du sud, a de son côté décidé de dépêcher ce mercredi un haut gradé de l’armée en Chine dans un contexte de relations plutôt froides entre Pyongyang et son allié chinois, a annoncé l’agence de presse officielle KCNA.

Choe Ryong-Hae est le directeur du Bureau politique général de l’Armée populaire de Corée. Il s’est envolé pour la Chine en tant qu’envoyé spécial de Kim Jong-Un, a ainsi indiqué l’agence sans précisé le motif de sa visite ou son parcours.

Pyongyang a irrité son puissant voisin en ignorant ses mises en garde contre une déstabilisation de la région, effectuant, en un an, deux tirs de fusée (dont un réussi en décembre) considérés par les Occidentaux comme des essais déguisés de missiles balistiques, et un essai nucléaire (le 12 février dernier).

La Corée du Nord a aussi tout récemment capturé et détenu durant quelques jours des pêcheurs chinois, espérant soutiré une forte somme d’argent au propriétaire du bateau.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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DiscussionUn commentaire

  1. Jean Rouleau

    Bon somme nous naïf de de croire que les dirigeant de la coré du nord veule la paix et de renoncer au nucléaire, je n'y crois pas, je penses que les effets de l'embargo et la fermeture du complexe industrielle font que la Coré du nord elle commence a paniqué. Mais tant que ces dirigeants seront aux pouvoirs et que la coré du sud ne gère pas la coré du nord. il aura toujours une épée de damoclès sur nos tête ils ont la rancune tenace et se faire ridiculiser par la communauté mondiale ils ne l'oublieront pas et reprendrons le coup tordus immorale. J'espères me tromper mais leur passé n'est pas garant de l'avenir.