Égypte: les ambassades de France et des États-Unis échappent à un attentat

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Les services de sécurité égyptien ont démantelé, ce samedi, une cellule d'Al-Qaïda accusée de projeter des attentats contre les ambassades française et américaine au Caire (Photo: @kikhote, Twitter)
Les services de sécurité égyptien ont démantelé, ce samedi, une cellule d’Al-Qaïda accusée de projeter des attentats contre les ambassades française et américaine au Caire (Photo: @kikhote, Twitter)

S’appuyant sur les services de sécurité égyptiens, l’agence de presse officielle Middle East News Agency (MENA) a assuré, ce mercredi, que la cellule proche d’Al-Qaïda démantelée en fin de semaine dernière projetait des attentats contre les ambassades française et américaine au Caire.

«Les accusés planifiaient des attentats suicide à la voiture piégée devant les ambassades de France et des États-Unis en Égypte», a assuré l’agence de presse MENA. Arrêtés ce samedi, les trois membres d’une cellule liée à Al-Qaïda entendaient notamment «protester contre l’intervention militaire de la France au Mali», selon l’enquête des services de sécurité égyptiens.

Lors d’une conférence de presse au Caire, le ministre égyptien de l’Intérieur Mohamed Ibrahim a annoncé, ce samedi, l’arrestation de trois suspects en possession d’explosifs destinés à une attaque imminente. Au cours du week-end, les autorités égyptiennes ont indiqué qu’il s’agissait de trois activistes égyptiens en possession de 10 kilos de nitrate d’aluminium, utilisés dans la fabrication artisanale d’explosifs.

L’enquête des services de sécurité a également précisé que ces trois suspects faisaient partie des prisonniers qui avaient fui les centres de détention aux premiers jours de la révolte en janvier 2011 en Égypte. Deux d’entre eux avaient été extradés d’Algérie et d’Iran en 2009 et emprisonnés en Égypte. Le ministre égyptien de l’Intérieur Mohamed Ibrahim a également expliqué que ces militants proches d’Al-Qaïda sont passés par l’Algérie, le Pakistan, la Turquie.

Il a ajouté que les trois suspects étaient affiliés au groupe ultraconservateur Jihadiyah Gamaa, dont des membres ont été arrêtés octobre dernier, soupçonnés de tenter d’établir une «cellule terroriste» dans le quartier de Nasr City au Caire. Selon les conclusions de l’enquête énoncées par l’agence MENA, les suspects auraient reconnu être en contact avec Al-Qaïda mais auraient nié planifier des attentats.

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l’Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d’une licence en Information­-Communication, Gaëtan s’intéresse aux enjeux internationaux à travers l’analyse des différents conflits mondiaux.

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