Entrevue d’Assad demain à 21h, heure de Damas sur la chaîne télé du Hezbollah libanais

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Le président syrien Bachar al-Assad, le 19 décembre 2006 à Moscou (Photo: Archives/Yuri Kadobnov/AFP)
Le président syrien Bachar al-Assad, le 19 décembre 2006 à Moscou (Photo: Archives/Yuri Kadobnov/AFP)

La chaîne libanaise al-Manar diffusera demain, jeudi 30 mai à 21h, heure de Damas, 14h, heure de Montréal, un entretien avec le président Bachar al-Assad, «sur les derniers développements en Syrie et dans la région», annonce ce matin l’agence de presse officielle syrienne SANA.

«Le bureau médiatique de la présidence a indiqué, dans [sa]page sur Facebook, que l’entretien serait retransmis simultanément par les chaînes satellitaires syriennes», ajoute l’agence syrienne.

La dernière entrevue de Bachar al-Assad a été diffusée le 18 mai dernier. Le président syrien avait alors accordé une de ses très rares entrevues, au quotidien argentin Clarìn dans laquelle il avait nié que ses forces utilisent des armes chimiques contre la rébellion et a exclu toute possibilité de démission, déclarant que «Démissionner, ce serait fuir».

La chaîne en langue arabe Al-Manar dont le siège est au Liban. Al-Manar a été fondée le 3 juin 1991. Elle est principalement destinée aux musulmans.

L’actionnaire majoritaire de la chaîne en langue arabe Al-Manar, dont le siège est au Liban, est le Hezbollah, considérée comme une organisation terroriste par les États-Unis.

Le mouvement chiite Hezbollah, s’est engagé dans les combats en Syrie aux côtés du régime Assad, dont il est l’allié indéfectible, notamment dans la bataille pour reconquérir la ville de Qousseir, à une dizaine de kilomètres de la frontière libanaise.

Selon les observateurs, ce sont les combattants d’élite du Hezbollah qui sont en tête de cette bataille et, jusqu’à maintenant, aux moins 79 combattants du Hezbollah sont morts dans cette bataille pour cette ville d’une grande importance stratégique, tant pour les rebelles que pour le régime syrien.

Dans un discours samedi dernier, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a promis la victoire dans la guerre en Syrie à ses partisans.

«La Syrie, c’est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n’agissons pas, nous sommes des idiots», a déclaré Nasrallah en s’adressant à ces partisans lors d’une cérémonie marquant le 13e anniversaire du retrait israélien du Liban.

Depuis une semaine, le mouvement chiite libanais Hezbollah est engagé aux côtés des forces du régime syrien dans la bataille pour reconquérir Qousseir, et Nasrallah a rejeté dans son discours toute idée de compromis: «Le Hezbollah ne peut pas être sur le même front que les États-Unis, Israël, les [sunnites extrémistes]qui pratiquent l’éviscération, décapitent et profanent les tombes».

Ce mercredi, des renforts de la puissante garde républicaine syrienne et du Hezbollah ont été dépêchés à Qousseir pour tenter de reprendre le dernier carré encore aux mains des rebelles dans la ville.

Une victoire du régime syrien à Qousseir constituerait pour bachar al-Assad un grand avantage avant la tenue éventuelle de la conférence internationale.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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