Il faut une approche commune pour vaincre le terrorisme en Afrique, dit Ban Ki-moon

0
Deux soldats de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM)(Photo: Tobin Jones/ONU)
Deux soldats de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM)(Photo: Tobin Jones/ONU)

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré lundi 13 mai lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la paix et la sécurité en Afrique que, sans une approche soutenue et intégrée de la communauté internationale, on ne fera que déplacer le problème du terrorisme sur ce continent d’une région à l’autre.

Il a souligné que la présence de groupes terroristes s’est accentuée sur ce continent, faisant planer une menace pour la paix, la sécurité et le développement de l’Afrique, rapporte le service d’information de l’ONU.

«D’Al-Chabaab, dans l’est, à Boko Haram, dans l’ouest et à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), dans le nord, les groupes extrémistes et les entités terroristes se sont renforcés dans plusieurs régions du continent», a expliqué le Secrétaire général, soulignant toutefois les «importants progrès accomplis sur la voie de la stabilité en Somalie», Al-Chabaab ayant été chassé de plusieurs endroits stratégiques.

«Toutefois», a ajouté Ban Ki-moon, «pour consolider ces acquis et empêcher la résurgence de ce groupe, il reste beaucoup à faire en ce qui concerne l’état de droit, le développement et la transformation politique de la Somalie».

La situation cette année s’est dégradée rapidement au Mali et au Sahel en général, nécessitant le déploiement d’une opération de maintien de la paix pour aider «les autorités de transition maliennes à étendre l’autorité de l’État et à bâtir des instruments de gouvernance légitimes.»

En outre, avec les meurtres de Casques bleus de l’ONU au Congo, au Soudan, au Darfour, l’organisation internationale n’a pas été épargnée, elle non plus.

«Les avancées militaires, aussi importantes soient-elles, ne suffiront pas, à elles seules, à éliminer le terrorisme en Afrique », a déclaré le Secrétaire général, ajoutant «La communauté internationale et les Nations Unies doivent faire plus pour renforcer la capacité des États membres touchés»,

Sans une approche soutenue et intégrée, on risque de déplacer la menace d’une région à une autre, a fait valoir Ban Ki-Moon, qui s’est aussi félicité des initiatives prises par plusieurs organisations régionales et sous-régionales en vue d’élaborer des stratégies de lutte contre le terrorisme.

Ces stratégies devraient, selon le Secrétaire général, «aider l’ONU à identifier les menaces communes, établir une hiérarchie des priorités, améliorer la coordination et concentrer l’assistance internationale dans les domaines et les régions qui en ont le plus besoin».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.