La Corée du Sud demande au Canada de soutenir sa candidature au Conseil de l’Arctique

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Les militaires des Forces canadiennes s'entraînent régulièrement dans l'Arctique afin d'affirmer la souveraineté du pays sur ce territoire (Photo: Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Les militaires des Forces canadiennes s’entraînent régulièrement dans l’Arctique afin d’affirmer la souveraineté du pays sur ce territoire (Photo: Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le ministre des Affaires étrangères sud-coréen, Yun Byung-se, a demandé à son homologue canadien John Baird le soutien du Canada pour que la Corée du Sud puisse devenir un membre permanent du Conseil de l’Arctique, a fait savoir ce vendredi Séoul, selon ce que rapporte l’agence sud-coréenne Yonhap.

Le Canada est un des huit pays membres du conseil, avec le Danemark, les États-Unis, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie et la Suède.

En outre, c’est le Canada qui présidera le Conseil de l’Arctique dans les deux années à compter du 15 mai.

La présidence du Conseil est transférée parmi ses membres par rotation aux deux ans. La Suède a succédé au Danemark en 2001 à la présidence du Conseil, qui revient maintenant au Canada en 2013.

Le Conseil de l’Arctique

Les travaux du Conseil de l’Arctique sont exécutés par six groupes de travail spécialisés dans des domaines comme la surveillance, l’évaluation et la prévention de la pollution dans l’Arctique, le changement climatique, la conservation de la biodiversité et l’exploitation durable, la prévention et les préparatifs d’urgence, et les conditions de vie des résidents de l’Arctique.

Plusieurs dossiers particulièrement chauds (sans jeu de mots) devront y être discutés lors de ces deux années de présidence canadienne du Conseil : le réchauffement de la planète, un traité sur la prévention des déversements de pétrole, la réglementation des pêcheries dans l’Arctique et la navigation en hausse dans les eaux nordiques, alors que le niveau des glaces est à la baisse.

Simple forum de recherche et un lieu d’échanges diplomatiques au départ, le Conseil est devenu avec le temps une organisation négociant des traités internationaux contraignants, comme le traité de 2011 sur les opérations de sauvetage dans l’Arctique.

La Corée veut obtenir le statu «d’observateur permanent»

Dans un communiqué, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a déclaré que Yun Byung-se a fait la demande au Canada de soutenir la candidature sud-coréenne au Conseil; de l’Arctique durant une conversation téléphonique de 15 minutes avec John Baird jeudi soir, moins de deux semaines avant une réunion du Conseil de l’Arctique à Kiruna, en Suède, au cours de laquelle le Canada prendra la présidence du Conseil de l’Arctique, mettant ainsi fin à six années de gouvernance scandinave.

C’est au cours de cette réunion que sera décidée l’adhésion ou non de la Corée du Sud au conseil en tant que membre observateur.

À l’heure actuelle, la Corée du Sud a le statut d’«observateur ad hoc» du conseil, avec la Chine et le Japon, et cherche maintenant à obtenir le statut d’observateur permanent dans le but de s’assurer une plus grande voix dans ce forum qui devient de plus en plus influent.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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