La «Première dame de France» en visite au Mali

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 Valérie Treirweiler et Mintou Doucoure Traore en mars dernier à l'Élysée (Photo: Présidence de la République)

Valérie Treirweiler et Mintou Doucoure Traore en mars dernier à l’Élysée (Photo: Présidence de la République)

La compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiller est arrivée mercredi soir au Mali pour une visite de 48 heures à l’invitation de Mintou Doucoure Traoré, l’épouse du président malien de transition, Dioncounda Traoré, rapporte l’AFP.

La «Première dame de France» a été accueillie à l’aéroport de Bamako par l’épouse du président Traoré.

Valérie Trierweiler a déclaré à la presse à son arrivée que sa présence au Mali était «un très beau symbole», alors que François Hollande et Dioncounda Traoré étaient au même moment réunis à Bruxelles pour la conférence des donateurs qui a promis plus de 3 milliards d’euros (4 milliards$) pour le Mali.

Au centre de plusieurs controverses au début du mandat de son compagnon, François Hollande, Valérie Trierweiller poursuit, ce qui est très inhabituel, son travail de journaliste et collabore toujours à Paris Match, bien qu’elle ne fasse plus de journalisme politique.

Entrée à Paris Match en 1989, elle y a longtemps couvert les sujets politiques. En outre, à partir de 2005, elle a présenté une série d’émissions d’entretiens politiques sur la chaîne de télévision Direct 8.

Elle travaille plutôt aujourd’hui pour la rubrique culture et apporte son « regard » sur l’actualité littéraire.

Mais, c’est bien sûr à titre de «Première dame de France» que Valérie Trierweiler effectue cette visite au Mali et elle s’est dite à son arrivée «très, très heureuse d’être là», indiquant qu’elle allait y «voir[au Mali]un certain nombre de choses sur le terrain», sans toutefois donner de détails.

Selon l’Agence France-Presse, son entourage avait indiqué qu’elle s’intéresserait pendant son voyage au soutien aux enfants et aux femmes, mais aussi aux «populations déplacées» du fait de la guerre.

Bien qu’elle ait déjà accompagné François Hollande à l’étranger, cette visite, où elle honore une invitation que lui avait lancée Mintou Traoré lors de son passage à Paris en mars dernier, sera la première visite hors frontières «en solo» de Valérie Trierweiler en tant que «Première dame de France».

On ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit de la première visite «en solo» de celle-là même qui, il n’y a pas si longtemps, n’avait pas hésité à afficher son indépendance en soutenant aux dernières législatives un candidat socialiste dissident qui a finalement battu l’ex-compagne de François Hollande et candidate officielle du PS, Ségolène Royal, qu’appuyait le président

«Pure coïncidence», l’arrivée de Valérie Trierweiler à Bamako ce 15 mai survient au même moment où débute, en France, la tournée de promotion du premier livre de Ségolène Royal, qui confie à la presse, à propos de sa rivale, qu’elle lui pardonne …mais n’oublie pas.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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