La présidente sud-coréenne en visite aux États-Unis: un prélude à la guerre pour la Corée du Nord

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La présidente sud-coréenne à son arrivée à la base d'Edwards le 5 mai 2013 (Photo: Office of the president of South Korea)
La présidente sud-coréenne à son arrivée à la base d’Edwards le 5 mai 2013 (Photo: Office of the president of South Korea)

La Corée du Nord a dénoncé ce vendredi la première visite aux États-Unis de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et sa rencontre avec le président américain Barack Obama, considérant le tout comme un prélude à la guerre.

Après un séjour de cinq jours aux États-Unis où elle en a profité pour visiter Washington, rencontrer le président Obama et s’adresser aux membres du Congrès, la présidente Park,qui en était à sa première visite depuis son investiture en février, était encore sur le chemin du retour lors de cette déclaration de la Corée du Nord.

Le porte-parole du Comité pour la réunification pacifique de la Corée (CPRK), répondant à une question posée par l’Agence de nouvelles coréenne centrale (KCNA), a décrit la visite de travail de la cheffe sud-coréenne  comme un tour de passe-passe qui renforcent les tensions sur la péninsule coréenne et la région environnante.

«C’est un lever de rideau à une guerre dangereuse pour envahir la RPDC [Corée du Nord]», écrit l’agence officielle nord-coréenne, citant l’officiel.

L’agence a également déclaré que selon le fonctionnaire du CPRK les appels de la présidente Park de renforcer la confiance entre les deux Corées n’était rien de plus qu’une «nouvelle version» des politiques de confrontation instaurés par l’ancien président Lee Myung-bak.

«Son ‘processus de confiance’ signifie que la Corée du Sud ne peut pas tolérer l’accès du nord à des bombes nucléaire et qu’il ne peut y avoir aucune récompense pour sa provocation et ses menaces et qu’elle sera forcée de payer un prix pour sa provocation», a déclaré le fonctionnaire nord-coréen.

Des observateurs locaux ont fait savoir qu’il y a des chances que la Corée du Nord ravive les tensions vu que la Corée du Sud et les États-Unis n’ont pas fait de geste de conciliation lors de la visite de Mme Park et maintiennent une position ferme à son égard.

«Le Nord a prévenu qu’il fera des cinq îles sud-coréennes proches de la ligne de démarcation une «mer de feu» en cas de dérapage des exercices maritimes conjoint entre la Corée du Sud et les Etats-Unis et ont annoncé la relance du réacteur nucléaire de Yongbyon, pouvant servir à fabriquer du plutonium à usage militaire», selon une source officielle, qui a ajouté que Pyongyang pourrait également accélérer la construction d’un réacteur à eau légère expérimental pour tenter de forcer le gouvernement américain à négocier. Le régime nord-coréen pourrait aussi confisquer les biens sud-coréens laissés sur le complexe de Kaesong et même y installer des forces militaires, ce qui pourrait marquer la fin de la zone d’échange entre les deux voisins.

Depuis le lancement d’un troisième essai nucléaire par la Corée du Nord en février et les sanctions des Nations Unies, le pays a menacé de lancer des attaques nucléaires contre la Corée du Sud et les États-Unis, et a retiré ses 53 000 travailleurs du complexe industriel de Kaesong qui était le dernier symbole restant de la coopération Nord-Sud au début du mois dernier. Toutes les activités du complexe se sont interrompus avec le retour des derniers cadres sud-coréens il y a une semaine.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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