La présidente sud-coréenne veut un parc de la paix entre la Corée du Nord et la Corée du Sud

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La présidente sud-coréenne et le président américain en discussion à la Maison Blanche (Photo: White House)
La présidente sud-coréenne et le président américain en discussion à la Maison Blanche (Photo: White House)

Devant le Congrès américain, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a déclaré ce mercredi 8 mai qu’elle allait proposer la création d’un parc international de la paix dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Sans détailler le projet, la présidente a expliqué dans un discours prononcé à une réunion conjointe au Congrès américain, vouloir faire avancer [l’idée] d’un parc international à l’intérieur de la zone démilitarisé.

Mme Park a averti que la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées était «l’endroit le plus militarisée de la planète» et un risque pour le monde. «La zone démilitarisée doit être à la hauteur de son nom, une zone qui renforce la paix, pas la saper. […] C’est avec cette vision en tête que j’espère travailler vers [la création]d’un parc international à l’intérieur de la zone démilitarisée. Ce sera un parc qui envoie un message de paix à toute l’humanité», a-t-elle dit.

Pour sa première visite aux États-Unis depuis son investiture en février, Mme Park avait déclaré la veille qu’aucune «provocation» de la Corée du Nord ne réussirait.

«La République de Corée n’acceptera jamais une Corée du Nord dotée de l’arme nucléaire. Les provocations de Pyongyang seront gérées de façon décisive. Je resterai déterminée à faire avancer un processus de construction de la confiance sur la péninsule coréenne», a-t-elle toutefois dit, précisant toutefois ne pas conditionner l’aide humanitaire aux Nord-Coréens, à la situation politique.

Dernier symbole d’un semblait de paix entre les deux Corées, le 3 avril dernier, Pyongyang avait décidé, unilatéralement, d’interdire aux sud-Coréens l’accès au complexe industriel de Kaesong, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière.  Quelques jours plus tard, le régime de Kim Jong-Un en a retiré ses 53 000 employés, causant l’arrêt de la production dans les usines du complexe industriel co-géré par la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Les derniers employés sud-coréens sont rentrés vendredi dernier après avoir réglé  des questions administratives.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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