L’armée israélienne met en place un exercice surprise dans le nord du pays

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Des réservistes israéliens sont massés autour de la Bande de Gaza (Photo: IDF)
Deux mille réservistes israéliens ont été déployés dans le nord du pays lors d’un exercice militaire surprise (Photo: Archives/IDF)

Israël a débuté, ce mardi, un vaste exercice militaire dans le nord du pays en mobilisant en urgence 2 000 réservistes, comme l’a déclaré Tsahal, l’armée israélienne, dans un communiqué. L’occasion pour l’État hébreu de renforcer sa capacité de défense face aux menaces extérieures, «aussi bien sur le front libanais que sur les autres».

«Le scénario inclut une dégradation de la situation à la frontière libanaise et des manœuvres au-delà de la frontière», a déclaré un haut gradé du Commandement de la Région Nord, cité par Tsahal. Pour le journal The Times of Israël, ce sont entre 10 000 et 20 000 soldats qui prennent part à cet exercice militaire.

Les 2 000 réservistes appelés à être déployés sur place «ont été mobilisés à la dernière minute afin de tester la capacité des soldats à partir au combat dans un laps de temps très court», a ajouté l’armée israélienne.

Précisant le caractère inédit d’un exercice d’une telle ampleur lors de ces dernières années, le haut gradé israélien a ajouté que la tension actuelle régnant au Moyen-Orient obligeait l’État hébreu à se montrer des plus vigilants.

«La réalité sur le terrain nous impose un état d’alerte particulier. Nous nous tenons prêts à toutes les éventualités, aussi bien sur le front libanais que sur les autres», a-t-il déclaré. «La situation en Syrie ainsi que les menaces portées par le Hezbollah contre les civils israéliens contraignent Tsahal à se tenir prêt à tous les développements possibles avec ses voisins », a déclaré, ce mardi, un autre officier de l’armée israélienne, cité dans le communiqué.

De la prévention face à une escalade des tensions

Anticipant une escalade des tensions dans la région, Israël se méfie ainsi de l’expansion du conflit syrien au-delà de ses frontières. Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a avoué, pour la première fois, ce mardi, la participation du mouvement chiite aux combats en Syrie. «La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce pays tombe dans les mains des États-Unis, d’Israël ou des groupes takfiri», en référence aux extrémistes sunnites présents en Syrie, a-t-il déclaré dans un long discours diffusé par la chaîne Al-Manar.

Dans le même temps, ses relations avec l’État hébreu continuent d’être délétères. Le 25 avril dernier, l’armée israélienne a annoncé avoir abattu un drone au large de ses côtes, accusant le Hezbollah d’avoir conduit cette violation de son espace aérien. Une accusation rapidement infirmée par le mouvement chiite. «Le Hezbollah dément avoir envoyé un drone en direction de la Palestine occupée», a notamment affirmé la chaîne de télévision du mouvement chiite libanais.

«Le Hezbollah a le courage d’assumer les actions qu’il entreprend, notamment contre l’ennemi israélien», a rajouté Hassan Nasrallah, dans son intervention télévisée, ce mardi. Contrairement à l’envoi, alors revendiqué par le Hezbollah, d’un drone dans le ciel israélien, en octobre dernier, le mouvement chiite a, cette fois, tenu à se dédouaner de toute implication dans cette incursion récente. Selon M. Nasrallah, les autorités israéliennes n’ont apporté jusqu’à présent aucune preuve de l’existence de ce drone.

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l'Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d'une licence en Information­-Communication, Gaëtan s'intéresse aux enjeux internationaux à travers l'analyse des différents conflits mondiaux.

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