Le procès de la taupe de WikiLeaks, Bradley Manning, se déroulera en grande partie à huis clos

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(Photo: Archives/bradleymanning.org)
(Photo: Archives/bradleymanning.org)

Au procès du soldat américain Bradley Manning, la «taupe» de Wiki Leaks, 24 témoins devront déposer à huis clos lors afin de préserver des informations confidentielles.

Ainsi en a décidé la juge militaire Denise Lind lors de la dernière audience préliminaire mardi à Fort Meade, avant que ne débute le procès en cour martiale.

La cour avait auparavant étudié des alternatives au huis clos, comme l’utilisation, par les avocats et le juge de mots de code pour les informations classifiées, mais, finalement, la juge militaire a opté pour le huis clos pour éviter que les témoins, diplomates ou agents du renseignement américain, ne dévoilent par inadvertance des informations confidentielles lors de leur témoignage.

Toutefois, à l’issue de ces séances à huis clos, la cour publiera les minutes de l’audition, mais expurgées des contenus classifiés.

Accusé d’avoir transmis au site WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des milliers de documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan et 260 000 dépêches du département d’État, Manning, ancien analyste du renseignement en Irak, a déjà plaidé coupable à des accusations réduites qui pourrait quand même l’envoyer en prison pour 20 ans.

Lors du procès qui débutera le 3 juin prochain, les procureurs militaires tenteront cette fois de le faire condamner des crimes encore plus sérieux, tels que «collusion avec l’ennemi», qui pourraient lui valoir la réclusion à perpétuité.

Par ailleurs, les avocats de la défense et de l’accusation se sont entendus pour ne pas faire témoigner un membre du commando américain qui a tué Oussama Ben Laden.

Ce soldat, sans doute un «Navy Seal», devait témoigner qu’une partie du matériel transmis par le soldat Manning à WikiLeaks a été récupéré lors du raid de mai 2011 dans la villa à Abbbottabad, au Pakistan, où se cachait le chef d’Al-Qaïda.

Les deux parties ayant décidé de reconnaître ce fait, il ne sera plus nécessaire de faire témoigner ce soldat du commando qui a éliminé Ben Laden.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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