Les Amis de la Syrie veulent le retrait du Hezbollah et de l’Iran, et le départ d’al-Assad

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Les Amis de la Syrie appellent le président Assad à quitter le pouvoir (Photo: Archives/Ansamed)
Les Amis de la Syrie appellent le président Assad à quitter le pouvoir (Photo: Archives/Ansamed)

À l’issue de cinq heures de discussion lors de la réunion des Amis de la Syrie à Amman, les onze pays participants se sont mis d’accord pour dire que «Bachar al-Assad, son régime et ses proches qui ont du sang sur les mains ne pourront tenir aucun rôle dans le futur en Syrie».

Le groupe des Amis de la Syrie a également appelé l’Iran et le Hezbollah libanais à retirer immédiatement leurs combattants qui se trouvent en territoire syrien et qualifié leur présence armée de menace pour la stabilité de la région.

États-Unis, Arabie Saoudite, Jordanie, Émirats arabes unis, Qatar, Turquie, Égypte, Grande-Bretagne, France, Allemagne et Italie ont dit dans un communiqué commun vouloir augmenter encore plus leur soutien à l’opposition syrienne et «prendre toutes les autres mesures nécessaires» jusqu’à ce qu’une conférence de paix sous l’égide de représentants des États-Unis et de la Russie permette de créer un gouvernement de transition qui aura autorité sur l’exécutif et l’armée, à la place de l’actuel président de la Syrie, Bachar al-Assad.

Le ministre du Qatar Hamad ben Jassem s’est montré particulièrement virulent à l’égard d’al-Assad. En ouverture de la réunion le ministre a ainsi déclaré qu’«[il]continue de tuer son peuple avec de l’aide extérieure et utilise des armes interdites […] La Syrie est totalement détruite, tout ça pour que le régime reste en place». «Nous sommes avec vous, nous resterons avec vous», a-t-il déclaré en s’adressant directement à l’opposition syrienne, qui était représentée à la réunion par son chef par intérim, George Sabra.

Le groupe de pays a également mis en garde les forces du président al-Assad que si l’utilisation d’armes chimiques se confirmait, il y aurait de «graves conséquences».

Le communiqué accuse aussi les forces loyales au président syrien d’avoir menées des opérations de «nettoyages ethnique» dans la ville de Banias. Selon des membres de l’opposition, des forces issues de la minorité alaouite à laquelle appartient le président syrien ont tué et mutilé au moins 100 Sunnites, hommes, femmes et enfants, le 2 mai à Banias, sur la côte méditerranéenne.

En visite à Homs, dans le centre du pays, le patron l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), Filippo Grandi, s’est inquiété de la situation des réfugiés palestiniens en Syrie, dont les trois-quarts ont fui leur foyer.

Toujours soutenue par le Hezbollah libanais, l’armée syrienne a lancé mercredi un assaut contre un village au nord de la ville de Qousseir encore aux mains des rebelles, ont affirmé les militants de l’opposition sur le terrain.

«Le village de Hamidiyé subit un assaut féroce de la part des milices d’Assad et du Hezbollah», a affirmé le Comité de coordination de Qousseir.

Il s’agit d’une des trois localités encore aux mains des rebelles au nord de Qousseir, avec notamment l’aéroport militaire d’Al-Dabaa.

Après plus de deux ans de conflits, près de 100 000 Syriens et Syriennes sont morts dans des combats ou bombardements.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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