Lockheed Martin est à Montréal pour promouvoir son avion de chasse F-35 (PHOTOS/VIDÉO)

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L’entreprise de défense américaine Lockheed Martin était de passage à Montréal ce mercredi 22 mai. Accompagnée du pilote d’essai et ancien membres des Forces armées canadiennes Billie Flynn et de représentants de l’industrie canadienne, Lockheed Martin a présenté son simulateur mobile de cockpit de F-35 et donné les dernières nouvelles de son avion phare.

Directeur de l’engagement des clients internationaux pour le F-35 chez Lockheed Martin, Dave Scott dit comprendre «l’importance des avantages industriels pour les nations partenaires telles que le Canada. Déjà plus de 70 sociétés canadiennes ont décroché des contrats pour le développement et la production du F-35. Les avantages économiques pour le Canada ont débuté en 2001 et vont se poursuivre jusqu’en 2039».

Au cours de la conférence de presse, il a d’ailleurs beaucoup insisté sur la participation de l’industrie canadienne à la construction de l’appareil et des retombées pour ces entreprises. Mais M. Scott n’a en revanche pas mentionné que les chiffres des retombées économiques au Canada sont eux-mêmes retombés au fil des ans et des déclarations.

Des documents du ministère de la Défense indiquent que les retombées prévues en 2009, s’élevaient à 16,6 milliards $, puis 15,4 milliards en 2010. Dans la même période, Industrie Canada estimait le montant des contrats à l’industrie canadienne à 12 milliards. Or, on parle désormais d’environ 9 milliards… sur les prochaines décennies, et ce, si les contrats sont renouvelés. Car les retombées effectives jusqu’à présent ne sont que de près de 500 millions $.

S’il n’a pas précisé le montant exact des retombées pour son entreprise, Jean Gravel, vice-président aux ventes et au marketing chez Héroux-Devtek, a précisé à 45eNord.ca que c’est aussi et surtout une question de crédibilité, d’expertise. «On a bâti une expertise, on s’est fait reconnaître comme une entreprise de classe mondiale qui est capable de concevoir des produits sophistiqués pour des fighters de 5e génération. On a gagné beaucoup de crédibilités sur le marché…»

Lors de la présentation à Montréal, le représentant de Lockheed Martin a indiqué que l’année dernière, les F-35 ont effectués 18% de vols d’essais en plus que ce qui était prévu, et qu’ils en prévoient 1 153 cette année, soit plus de 3 vols par jour.

De plus, si Lockheed prévoit livrer 36 F-35 cette année, elle indique également prévoir une livraison d’un peu plus de 50 appareils en 2014 et jusqu’à presque 200 en 2018. Avec l’augmentation de la production, l’entreprise de défense américaine s’attend à ce que les coûts diminuent en flèche pour atteindre environ 75 à 85 millions $ par unité.

En interview pour 45eNord.ca, le pilote d’essai senior Billie Flynn s’est dit  confiant quant à l’avenir de l’avion. «C’était la même chose avec le CF-18 il y a 30 ans. Il s’est adapté, a évolué pour les missions qui n’étaient pas prévu dans le temps. Quand je regarde le F-35, c’est la même histoire.»

Résumé des épisodes précédents

En juillet 2010, le ministre de la Défense nationale Peter MacKay annonce en grande pompe que le Canada a choisi d’acheter 65 avions F-35 à Lockheed Martin, afin de remplacer sa flotte vieillissante de CF-18.

En avril 2012, le vérificateur général du Canada Michael Ferguson, sort un rapport accablant constatant ainsi qu’il manquait plusieurs analyses et de documentation dans le processus d’acquisition des appareils qui sont toujours en développement chez Lockheed Martin. De plus, le prix d’achat aurait été mal évalué.

Après avoir décidé de geler le processus d’achat, le gouvernement conservateur de Stephen Harper décide finalement de repartir à zéro, suite à la publication d’un ultime rapport de la société KPMG qui indique que le coût d’achat n’est pas de 9 milliards $, mais bien de 45 milliards!

Ayant nommé plusieurs experts dans un comité indépendant qui doit veiller à ce que «l’analyse effectuée soit rigoureuse et impartiale et à ce que les résultats publiés soient exhaustifs et compréhensibles», le gouvernement attend désormais de voir ce que propose concrètement les différents constructeurs intéressés à participer au processus (Lockheed Martin, Boeing, Dassault, EADS Eurofighter et le groupe Saab). Travaux publics et Services gouvernementaux Canada a ainsi récemment demandé aux constructeurs de lui fournir une idée des coûts de leurs appareils.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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DiscussionUn commentaire

  1. Jean Rouleau

    Bon je tiens a dires, oublier le F35, c'est un citron, pourquoi pas le F22 a la place ou bien le Arrow mais bon sang ont n'est pas obliger d'acheter une scrap dispendieuse et ayant moins d'autonomie que notre F18. Même un générale n'en veut pas pour remplacer leur phacochère leur avion anti-tank ils disent que le F35B ne peut faire autant de décollage et atterrissage consécutif