Sept soldats irakiens tués lors de nouveaux affrontements armés

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Des Irakiens observent une voiture détruite par une bombe dans la banlieue de Bagdad, le 20 mai 2013 (Photo: Archives/Ali al-Saadi)
Des Irakiens observent une voiture détruite par une bombe dans la banlieue de Bagdad, le 20 mai 2013 (Photo: Archives/Ali al-Saadi)

Deux nouvelles attaques ont coûté la vie, ce jeudi, à sept soldats irakiens dans le centre du pays. Une nouvelle preuve de l’instabilité actuelle du pays, aux prises avec de profondes violences confessionnelles.

À une vingtaine de kilomètres de Bagdad, un barrage militaire a été attaqué du côté de Tadji. Quatre soldats ont péri dans cette offensive armée.

Du côté de Garma, dans la province d’Anbar, un groupe d’hommes armés ont pris pour cible un barrage tenu par des combattants sunnites alliés au gouvernement. Selon la police, trois soldats sont morts lors d’échanges de coups de feu.

Des attaques qui viennent s’ajouter aux nombreuses autres perpétrées dans le pays depuis plusieurs semaines. Face à cette situation instable, le Premier ministre Nouri Al-Maliki a exigé, ce mardi, des «changements» au sein de l’appareil sécuritaire pour mettre fin aux violences actuelles.

Selon un haut responsable et proche du chef du gouvernement, ce dernier a notamment décidé de démettre de ses fonctions le général Ahmed Hachem, qui dirige le commandement des opérations à Bagdad.

Des changements annoncés en termes de «stratégie sécuritaire»

Commandant en chef des forces armées irakiennes, le Premier ministre a assuré, ce lundi, «au peuple irakien que [les insurgés]ne seront pas en mesure de nous replonger dans le conflit confessionnel».

Lors de cette conférence de presse organisée dans un ancien palais de Saddam Hussein, il a annoncé le remplacement à venir de «certaines personnes chargées de la sécurité, à haut niveau et à un niveau intermédiaire, et de changer de stratégie sécuritaire».

Car le pays est actuellement frappé par une profonde crise, tant politique confessionnelle. Les opposants sunnites exigent la démission de Nouri al-Maliki, issu de la communauté chiite, et que les autorités mettent fin à la stigmatisation dont ils s’estiment victimes.

Depuis le début de l’année, les violences ont fait chaque mois plus de 200 morts, avec un pic à plus de 460 en avril, selon un décompte de l’AFP. Et cette tendance lourde tend à se confirmer puisque ce sont plus de 200 personnes qui ont perdu la vie au cours de la semaine écoulée.

Cette vague de violences laisse craindre un retour du conflit interconfessionnel qui avait fait rage en 2006 et 2007 à l’époque où les troupes américaines étaient régulièrement prises pour cible, faisant des milliers de morts tous les mois.

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l'Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d'une licence en Information­-Communication, Gaëtan s'intéresse aux enjeux internationaux à travers l'analyse des différents conflits mondiaux.

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