Test réussi pour l’avion hypersonique WaveRider: Mach 5,1, bientôt Mach 6

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Construit par Boeing, le X-51A a pour objectif d'améliorer les connaissances sur le vol hypersonique (Photo: Boeing)
Construit par Boeing, le X-51A a pour objectif d’améliorer les connaissances sur le vol hypersonique (Photo: Boeing)

Un avion expérimental hypersonique sans pilote, conçu et développé pour la US Air Force a réussi un essai sur la côte sud de la Californie, volant à plus de cinq fois la vitesse du son.

La US Air Force a déclaré vendredi que le X-51A WaveRider a volé pendant plus de trois minutes grâce à la puissance de ses moteurs à combustion supersonique, atteignant une vitesse de Mach 5.1.

Surnommé le «Surfeur» (WaveRider en anglais), car il surfe sur l’onde qu’il dégage, le X-51 est capable de voler à Mach 6 (plus de 7 300 km/h). Il est long d’environ huit mètres et a l’apparence d’une fusée dont le nez aurait été aplati.

Le test de mercredi a marqué le quatrième et dernier vol d’un X-51A par l’Armée de l’Air, qui a dépensé 300 millions $ pour étudier la technologie de combustion supersonique qu’elle espère utiliser un jour pour mener une attaque aérienne n’importe où dans le monde en quelques minutes.

Les trois précédents vols d’essai s’étaient soldés par des échecs, l’avion n’ayant pas atteint la vitesse voulue ou n’ayant pu la maintenir que quelques secondes.

Bien que l’avion ait été conçu pour atteindre Mach 6, soit six fois la vitesse du son, à 5,1 fois la vitesse du son, la vitesse atteinte lors de ce dernier essai, les responsables du programme se sont déclarés totalement satisfaits de la performance du WaveRider.

«La mission a été un succès complet», a déclaré à la presse américaine Charlie Brink, le directeur du programme au Laboratoire de recherche de l’Air Force à la base aérienne de Wright-Patterson.

Accroché à l’aile d’un bombardier B-52, le WaveRider a été lâché à 50 000 pieds (15 000 m) au-dessus du Pacifique et a d’abord été propulsé par une fusée avant que la combustion supersonique ne soit déclenchée.

Il a atteint alors Mach 4,8 en moins d’une demi-minute à l’aide d’un propulseur à propergol solide. Après la séparation de la fusée, le moteur à combustion supersonique a été allumé, et l’avion a accéléré, atteignant la vitesse de Mach 5,1, à 60 000 pieds (18 000 m).

Le vol s’est terminé, comme prévu, par un plongeon dans l’océan, mais les ingénieurs ont recueilli les données de vol avant qu’il ne plonge.

Le WaveRider a ainsi parcouru plus de 230 miles (370 km) en six minutes, ce qui en fait le plus long vol hypersonique du genre.

Darryl Davis, président de Boeing Phantom Works, qui a construit le WaveRider, a dit que ce test «une réalisation historique qui avait demandé des années de préparations».

«Ce test prouve que la technologie a évolué au point que cela ouvre la porte à des applications pratiques», a déclaré M. Davis dans un communiqué.

L’Armée de l’Air américaine compte bien poursuivre les recherches sur le vol hypersonique.

À cette vitesse (Mach 6), vous faites Paris -Montréal en moins d’une heure. Le temps d’avaler un café et… hop, de retour à Montréal.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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  1. Un avion expérimental hypersonique sans pilote, conçu et développé pour la US Air Force a réussi un essai sur la côte sud de la Californie, volant à plus de cinq fois la vitesse du son.

  2. Communiqué

    Didier Delmotte déclare le 17 mai 2013, date de dépôt de son brevet :

    Le brevet DELPLANE est un « fuselage volant » dont l’une des nombreuses applications est d’être un aéro-astronef, c’est-à-dire un aéronef à la fois aéronautique et astronautique.

    Cet aéro-astronef nommé AEROSPATIAL est ainsi développé :

    • Une grande surface portante et une pluralité de turboréacteurs (9) sont agencées pour permettre à l’appareil d’atteindre à vitesse ascensionnelle élevée, c’est-à-dire en peu de temps, une altitude préliminaire de 35 à 50 km.
    • Un moteur-fusée triple corps (breveté) est agencé sur l’extrados de l’aéro-astronef : un corps accélérateur à l’arrière, un corps pour la décélération à l’avant et un corps consistant en un réservoir de propergol gélifié par MBDA et non polluant, agencé au centre du moteur-fusée (non représenté sur les dessins pour des raisons de confidentialité). Il est d’ailleurs aisé d’installer si besoin est, plusieurs moteurs-fusées de ce type, vu l’importance de la surface disponible sur l’extrados de l’aéro-astronef. Ces moteurs-fusées sont escamotables à l’extrados de la même façon que le sont les atterrisseurs à l’intrados (breveté).
    • Le moteur-fusée (10) est agencé pour propulser progressivement l’AEROSPATIAL de l’altitude préliminaire aux altitudes et vitesses requises qui permettront soit un vol hypersonique longue distance, soit un vol suborbital, soit une mise en orbite ou soit l’installation d’un nano-satellite.
    • Des rétrofusées sont agencées pour donner une incidence d’autofreinage (ou une décélération par combustion de propergol gélifié MBDA comme indiqué ci-dessus ou par tout autre moyen approprié et connu) afin d’obtenir une vitesse et un positionnement compatibles avec un vol normal lors d’un retour en atmosphère terrestre en vue d’un atterrissage classique au moyen des turboréacteurs.
    • Le financement est assuré par la Fondation Indépendante du Développement Durable Didier Delmotte (FIDD)
    Didier.delmotte2@orange.fr
    • Tel 0033139977159 0033675575142

  3. Communiqué

    Didier Delmotte déclare le 17 mai 2013, date de dépôt de son brevet :

    Le brevet DELPLANE est un « fuselage volant » dont l’une des nombreuses applications est d’être un aéro-astronef, c’est-à-dire un aéronef à la fois aéronautique et astronautique.

    Cet aéro-astronef nommé AEROSPATIAL est ainsi développé :

    • Une grande surface portante et une pluralité de turboréacteurs (9) sont agencées pour permettre à l’appareil d’atteindre à vitesse ascensionnelle élevée, c’est-à-dire en peu de temps, une altitude préliminaire de 35 à 50 km.
    • Un moteur-fusée triple corps (breveté) est agencé sur l’extrados de l’aéro-astronef : un corps accélérateur à l’arrière, un corps pour la décélération à l’avant et un corps consistant en un réservoir de propergol gélifié par MBDA et non polluant, agencé au centre du moteur-fusée (non représenté sur les dessins pour des raisons de confidentialité). Il est d’ailleurs aisé d’installer si besoin est, plusieurs moteurs-fusées de ce type, vu l’importance de la surface disponible sur l’extrados de l’aéro-astronef. Ces moteurs-fusées sont escamotables à l’extrados de la même façon que le sont les atterrisseurs à l’intrados (breveté).
    • Le moteur-fusée (10) est agencé pour propulser progressivement l’AEROSPATIAL de l’altitude préliminaire aux altitudes et vitesses requises qui permettront soit un vol hypersonique longue distance, soit un vol suborbital, soit une mise en orbite ou soit l’installation d’un nano-satellite.
    • Des rétrofusées sont agencées pour donner une incidence d’autofreinage (ou une décélération par combustion de propergol gélifié MBDA comme indiqué ci-dessus ou par tout autre moyen approprié et connu) afin d’obtenir une vitesse et un positionnement compatibles avec un vol normal lors d’un retour en atmosphère terrestre en vue d’un atterrissage classique au moyen des turboréacteurs.
    • Le financement est assuré par la Fondation Indépendante du Développement Durable Didier Delmotte.
    • e-mail : didier.delmotte2@orange.fr
    • Tel : 0033139977159 0033675575142