Un nouveau drapeau flottera au grand mât des navires de la Marine royale canadienne

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Le «Naval Jack«, le drapeau qui était jusqu’alors le pavillon de Beaupré, flottant à la proue des navires,  devient maintenant le nouveau pavillon naval.  (Photo: Marine royale canadienne)
Le «Naval Jack«, le drapeau qui était jusqu’alors le pavillon de Beaupré, flottant à la proue des navires, devient maintenant le nouveau pavillon naval (Photo: Marine royale canadienne)

À 0h00, dimanche 5 mai, jour de la commémoration de la Bataille de l’Atlantique, un nouveau pavillon naval canadien flottera au grand mât des navires de la Marine royale canadienne.

Et, en raison du décalage horaire, ce sera le NCSM Toronto, qui croise en mer d’Arabie, qui arborera le premier le nouveau pavillon.

Le «Naval Jack» le drapeau qui était jusqu’alors le pavillon de Beaupré, flottant à la proue des navires, devient maintenant le nouveau pavillon naval et flottera au grand mât lorsque le navire sera en mer et à la poupe lorsqu’il sera amarré.

L’Unifolié, lui, qui flottait auparavant au grand mât, devient le nouveau pavillon de Beaupré canadien, une pratique commune parmi les nations du Commonwealth.

Les Navires canadiens de Sa Majesté (NCSM), d’autres bâtiments de la Marine, les divisions de la Réserve navale et d’autres unités désignées arboreront donc tous le nouveau drapeau à compter du dimanche 5 mai 2013.

Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, en annonçant aujourd’hui l’adoption d’un «nouveau» pavillon naval canadien, a déclaré: « Les navires de guerre du Canada ont des rôles, responsabilités, et pouvoirs uniques, en comparaison avec d’autres navires arborant le drapeau canadien, » a déclaré le ministre MacKay, ajoutant «Cette décision montre l’attachement profond du Canada à une tradition grandement répandue parmi les marines du monde. C’est le drapeau sous lequel désormais notre Marine combattra en mer pour défendre les intérêts canadiens chez nous et à l’étranger. »

Emplacement des drapeaux navals à compter du 5 mai 2013 (Source: Marine royale canadienne)

 

Un retour au sources.

La Marine royale canadienne arborait le White Ensign de 1911 jusqu’à l’adoption de l’Unifolié en 1965, année durant laquelle le nouveau drapeau national avait été adopté en tant que pavillon naval et pavillon de beaupré.

En 1968, dans le cadre des efforts d’après 1965 visant à élaborer des pavillons et drapeaux militaires, un pavillon de Beaupré distinctif avait été adopté par le Forces armées canadiennes qui intégrait une feuille d’érable dans le canton et un insigne dans le battant.

Évolution des couleurs de la marine (Source: Marine royale canadienne)

 

Distinguer les navires de guerre des autres navires canadiens

L’aspect le plus important de ce changement, soulignait le vice-amiral Maddison , commandant de la Marine royale canadienne, en téléconférence de presse cet après-midi, est qu’il distinguera les navires de guerre canadiens des autres navires qui arborent le drapeau du Canada.

«Le fait d’arborer un pavillon naval distinctif, qui intègre le drapeau national, distingue les navires de guerre canadiens des autres navires battant pavillon canadien et des navires des autres marines«, souligne un document de la marine royale canadienne.

Il permet de reconnaître le statut spécial des navires de guerre canadiens en vertu du droit maritime international, qui stipule que les navires de guerre en haute mer ont une immunité complète de juridiction vis-à-vis tout État autre que l’État dont ils battent le pavillon et parce que les navires de guerre canadiens sont des unités des Forces armées canadiennes et que leurs équipages sont formés de militaires déployés partout dans le monde aux fins de la mise en oeuvre des politiques nationales canadiennes.

Ce changement vise donc à promouvoir et à renforcer l’identité navale canadienne, et souligne les rôles, les responsabilités et les pouvoirs uniques des équipages qui servent à bord de NCSM et d’autres bâtiments de la Marine en tant que membres des Forces armées canadiennes.

« Les hommes et les femmes de la Marine royale canadienne peuvent être fiers de servir leur pays ici et à l’étranger sous ce nouveau pavillon naval canadien,», a déclaré le vice-amiral Paul Maddison, soulignant qu’avec ce changement, la Marine restaurait «l’usage d’une pratique courante dans le Commonwealth ainsi qu’un symbole important qui nous permet de reconnaître notre riche patrimoine naval et les racines historiques de la Marine royale canadienne moderne.»

Diner de gala de la Bataille de l’Atlantique

Durant la Bataille de l’Atlantique, la MRC a détruit, ou a contribué à détruire, 33 sous-marins allemands et 42 navires de surface ennemis(Photo: Archives/MDN)
Cinquante anciens combattants de la bataille de l’Atlantique seront parmi les premiers à voir le nouveau drapeau de la Marine royale canadienne alors qu’ils recevront un hommage lors d’un dîner de gala qui se tiendra au Musée canadien de la guerre à Ottawa ce jeudi 2 mai.

L’événement est organisé par l’Association navale du Canada et la Marine royale canadienne (MRC) et se déroulera en présence de l’honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale.

« Nos anciens combattants méritent nos remerciements les plus sincères pour ce qu’ils ont accompli au nom des Canadiens durant la plus longue campagne de la Seconde Guerre mondiale. Il est important de se rappeler le sacrifice réalisé par nos anciens combattants pendant ce moment marquant de l’histoire de la Marine royale canadienne », a déclaré à ce propos le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay.

À ce dîner, sera aussi dévoilé le buste du contre-amiral Leonard Murray, qui fut le seul canadien à commander un théâtre d’opérations des Alliés durant la Première ou la Seconde Guerre mondiale.

On annoncera également l’identité des quatre membres du personnel des Forces armées canadiennes qui seront en sentinelle au Monument commémoratif de guerre du Canada le 5 mai, lors des cérémonies de commémoration de la bataille de l’Atlantique à Ottawa.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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