Une «app» pour gérer le stress post-traumatique chez les vétérans et les soldats

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Le syndrome de stress post-traumatique figure parmi les préoccupations des Canadiens (Photo: Cplc Marc-André Gaudreault, Caméra de combat des Forces canadiennes, © 2012 DND-MDN Canada)
Le syndrome de stress post-traumatique figure parmi les préoccupations des Canadiens (Photo: Cplc Marc-André Gaudreault, Caméra de combat des Forces canadiennes, © 2012 DND-MDN Canada)

En cette Semaine de la santé mentale au Canada, le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, annonce aujourd’hui son appui à des projets visant à aider les vétérans atteints d’un état de stress post-traumatique (ESPT) et leurs familles.

Anciens combattants Canada a donc lancé une nouvelle application mobile, Coach ESPT Canada, conçue pour aider les vétérans, le personnel des Forces armées canadiennes et les civils à gérer leurs symptômes liés à un état de stress post-traumatique.

Coach ESPT Canada est une application mobile gratuite conçue pour aider les personnes atteintes d’un état de stress post-traumatique, et leurs familles, à gérer leurs symptômes. Conçue par Anciens Combattants Canada, en collaboration avec le ministère de la Défense nationale et l’Association canadienne pour la santé mentale, l’application Coach ESPT Canada est une adaptation de l’application américaine PTSD Coach créée par les départements des Anciens Combattants et de la Défense des États-Unis. Pour télécharger l’application:

Le ministre a également annoncé, au nom des Instituts de recherche en santé du Canada, un financement combiné de 375 755 $ pour une étude sur deux ans, au cours de laquelle 140 cliniciens examineront l’efficacité de la thérapie par réadaptation cognitive pour traiter un état de stress post-traumatique chez les adultes.

«Notre gouvernement est conscient de la gravité de l’état de stress post-traumatique chez les vétérans et membres des Forces armées canadiennes et de ses conséquences sur leurs familles, et nous entendons leur venir en aide», a déclaré Steven Blaney à l’occasion de cette annonce.

«L’état de stress post-traumatique est un des troubles de la santé mentale les plus traitables et touche environ 10 p. 100 des Canadiens», a souligné pour sa part Mme Candice Monson, Ph. D., chercheure principale de la recherche en cours parrainée par les Instituts de recherche en santé du Canada et professeure de psychologie à l’Université Ryerson. «Nous croyons que l’utilisation de la réadaptation cognitive pour traiter des personnes atteintes d’un ESPT améliorera grandement la vie des Canadiens. Nous espérons que les résultats de notre recherche le prouveront en formant des cliniciens à ce genre de thérapie et en surveillant les résultats sur les patients qui ont reçu ce traitement psychologique à court terme.»

Peter MacKay et Tom Lawson Lawson soulignent la Semaine de la santé mentale

Par ailleurs, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, et le Général Tom Lawson, Chef d’état-major de la Défense, ont aussi souligné aujourd’hui la Semaine de la santé mentale.

«Notre gouvernement est conscient du devoir qui lui incombe afin de soutenir les personnes qui font l’expérience de problèmes de santé mentale et du besoin de favoriser un milieu propice à la sensibilisation, où l’on tend à faire tomber les barrières de la stigmatisation et à changer les comportements et les attitudes eu égard à la santé mentale», a déclaré le ministre MacKay. «Chacun de nous est, un jour, aux prises avec des difficultés et nous devons tous savoir l’aide qui s’offre à nous. Pour les militaires et leur famille, il existe des programmes spéciaux qui permettent de prodiguer les soins spécialisés requis. »

Quant à lui, le général Lawson a déclaré «On demande souvent aux militaires et à leur famille de faire des sacrifices pour leur pays et, parfois, d’accepter de prendre des risques personnels énormes. C’est pourquoi nous devons veiller au soin et au bien-être de ces personnes. À bien des égards, notre communauté militaire est aux prises avec des problèmes de santé mentale semblables à ceux que nous retrouvons ailleurs dans la société canadienne».

Le chef d’État-major de la Défense a aussi ajouté «Nous continuerons à travailler avec nos partenaires des secteurs civils et professionnels afin de prendre soin de nos effectifs et, tout comme l’ensemble de la population canadienne, dans le but de faire tomber les barrières de la stigmatisation et tout autre obstacle entravant l’accès aux soins requis.»

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. Ce que je trouve dommage. C'est que la seule façon que je connais pour éviter le stress d'un retour de mission est de continuer l'entrainement ou sinon, c'est la dépression presque assurée. Une dépression semblable à l'arrêt de nicotine.
    —Ça reste mon opinion personnel—