À l’Université Concordia le sénateur Roméo Dallaire parle de la prévention des génocides (PHOTOS)

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L’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne (MIGS) organise une formation sur la prévention des atrocités de masse et a notamment recu le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire, qui est également sénateur libéral à Ottawa.

D’Amérique du Nord ou d’Amérique du Sud, d’Europe ou d’Afrique, ils étaient près d’une quarantaine a assister à la présentation de Roméo Dallaire en ce mardi matin.

Si d’entrée de jeu l’ancien lieutenant-général des Forces armées canadiennes a reconnu que les puissances occidentales ne font pas assez pour prévenir les massacres et génocides, plusieurs pistes de solutions existe, comme la formation et l’éducation de «la prochaine génération de leaders» sur ces problématiques.

«Quand on fait quelque chose, c’est fait trop tard», a déclaré Roméo Dallaire à l’assistance, qui fait ainsi écho à ce que nous déclarait le directeur adjoint du MIGS, Kyle Matthews, quelques jours plus tôt:

«Les gouvernements occidentaux ils réfléchissent de la manière suivante: soit on ne fais absolument rien, soit on attend à la dernière minute et on envoi l’armée, dit Kyle Matthews. On cherche donc à créer des équipes au sein des gouvernements qui feront plutôt de la prévention. On n’a clairement pas la capacité militaire pour en envoyer au Nigeria, au Mali, en RDC, … on doit commencer à penser en amont à l’aide humanitaire, à l’aide au développement, et ce, bien avant que la crise ne commence. Mais depuis que le Canada, la France, la Grande-Bretagne ou les États-Unis ont signé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, rien n’a été fait pour créer la capacité dans nos gouvernements pour avoir la responsabilité de réagir. S’il y a une crise, à Ottawa, il n’y a pas une équipe spéciale qui décide de mettre en commun toutes les ressources. On devrait vraiment créer des équipes qui met ensemble tous nos experts, de l’armée, de la diplomatie pour pouvoir travailler en équipe, plus crédible, pour prévenir ces crises.»

«Nous sommes entrés dans un nouveau désordre mondial», a par ailleurs déclaré le sénateur Dallaire. «C’est une ère de dilemmes éthiques, moraux et juridiques importants sur le terrain, auxquels nous n’avons pas encore trouvé de solution.»

S’adressant à l’auditoire, Roméo Dallaire a posé la question suivante: «Est-ce que dans le futur l’humanité va prospérer ou seulement survivre?»

«Le but n’est pas seulement la survie, mais de maximiser le potentiel et avoir de l’espoir et à prospérer. Nous pouvons influencer l’humanité à prospérer.»

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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