Au Collège militaire royal du Canada, pleins feux sur les langues

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Au CMRC, les élèves-officiers passent l'été le nez plongé dans les livres (Photo: CMRC)
Au CMRC, les élèves-officiers passent l’été le nez plongé dans les livres (Photo: CMRC)

Au Collège militaire royal du Canada, à Kingston, en Ontario, les élèves-officiers ne passeront pas l’été à se la couler douce et à bronzer. L’élève-officier Devon Wray explique pourquoi:

Bon nombre d’élèves-officiers du Collège militaire royal (CMR) du Canada suivent en ce moment des cours de langue seconde qui se donnent au Collège même. Ces cours, qui s’échelonneront sur la plus grande partie de l’été, sont destinés à aider les élèves-officiers à atteindre le profil linguistique BBB avant l’obtention de leur diplôme universitaire.

Du 27 mai au 4 août 2013, de nombreux élèves-officiers devront donc passer leurs journées à travailler avec acharnement leur maîtrise de la langue française. Tous les élèves-officiers doivent atteindre le niveau B en expression orale, en expression écrite et en lecture dans leur langue seconde, selon les exigences établies par les politiques en vigueur au sein des Forces canadiennes. Une fois la norme linguistique atteinte, ils pourront obtenir la très-prisée qualification AFAN, grâce à laquelle ils se démarqueront des autres candidats pour monter en grade.  En outre, les élèves-officiers ayant obtenu le profil BBB sont dispensés de suivre des cours de langue seconde pendant toute l’année universitaire. Pour un étudiant en génie, une telle dispense peut s’avérer un grand avantage en ce qu’il disposera de cinq heures de plus par semaine pour se concentrer sur ses cours obligatoires du volet des études, qu’il aura ainsi plus de chances de réussir.

De 8 h à 16 h, les élèves-officiers ont donc droit à une immersion complète en milieu francophone pour apprendre leur langue seconde. Les cours portent principalement sur l’apprentissage de nouveau vocabulaire, l’étude de la grammaire et la prestation de présentations orales. De temps à autre, ces méthodes d’enseignement sont remplacées par le visionnement de films en français et des discussions de classe, qui ajoutent une autre dimension à l’apprentissage. Par le passé, certaines classes avaient également la possibilité de faire un voyage d’un à cinq jours au Québec, au cours duquel les élèves-officiers avaient l’occasion de s’exercer à parler le français au restaurant, dans les boutiques et au musée.

«Je suis très heureuse d’avoir des cours de langue seconde cet été, a affirmé l’élève-officier de quatrième année Lisa Choi, du 9e Escadron. En ce qui me concerne, ma langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, alors je peux comprendre la difficulté d’apprendre plusieurs langues, a-t-elle ajouté. Un été passé à suivre des cours de langue seconde m’aidera beaucoup à atteindre le profil BBB, a-t-elle conclu. C’est beaucoup plus facile d’apprendre une autre langue quand on est plongé dedans toute la journée, plutôt que juste une heure chaque jour.»

Certains élèves-officiers suivent leur formation en langue seconde à Saint-Jean sur Richelieu, au Québec, plutôt qu’à Kingston. Une fois le cours terminé, les élèves-officiers peuvent passer les épreuves de communication en public, à condition qu’ils aient atteint un niveau de compétence suffisant dans leur langue seconde. Les examens de lecture et d’expression écrite se font à l’ordinateur sous surveillance, tandis que les épreuves orales sont administrées au téléphone par des instructeurs civils. Cet été, la formation en langue seconde se terminera par une épreuve finale qui aura lieu début août.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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