Barack Obama se rend à Berlin pour écrire sa propre histoire

Le président Barack Obama et la Première Dame Michelle Obama dans la Blue Room de la Maison Blanche le 18 janvier 2013, avant un brunch pour célébrer l'intronisation (Photo:Pete Souza, Maison Blanche)
Le président Barack Obama et la Première Dame Michelle Obama sont présents à Berlin, ce mercredi (Photo: Archives/Pete Souza, Maison Blanche)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Le président Barack Obama et la Première Dame Michelle Obama dans la Blue Room de la Maison Blanche le 18 janvier 2013, avant un brunch pour célébrer l'intronisation (Photo:Pete Souza, Maison Blanche)
Le président Barack Obama et la Première Dame Michelle Obama sont présents à Berlin, ce mercredi (Photo: Archives/Pete Souza, Maison Blanche)

Près de 50 ans jour pour jour après le célèbre «Ich bin ein Berliner» de John Fitzgerald Kennedy, le président américain Barack Obama se rend, ce mercredi, du côté de la porte de Brandebourg, à Berlin. L’occasion de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel et d’évoquer une nouvelle étape dans la dénucléarisation des grandes puissances.

Une visite symbolique pour certains. Un rendez-vous incontournable pour d’autres. La visite de Barack Obama au sein de la capitale allemande ne laisse pas indifférent. Et pour cause, le président américain doit mêler le poids du passé aux exigences de l’avenir.

Deux ans après la construction du Mur, John Fitzgerald Kennedy était notamment venu prononcer un discours resté célèbre pour son «Ich bin ein Berliner». En 1987, Ronald Reagan s’était également rendu à la porte de Brandebourg pour haranguer le leader soviétique de l’époque, Mikhaïl Gorbatchev. «M. Gorbatchev, abattez ce mur», lui lançait-il alors.

Cinq ans après sa visite extrêmement populaire en costume de candidat, Barack Obama est là pour écrire sa propre histoire. Celle des États-Unis et du Monde du XXIème siècle. «Chaque fois qu’un président parle à Berlin, notre histoire d’après-guerre est en toile de fond et c’est impressionnant», estime ainsi son conseiller adjoint pour la sécurité nationale, Ben Rhodes.

«Son message essentiel sera que pour faire face aux défis d’aujourd’hui il faut le même niveau d’engagement citoyen et le même militantisme que ce que prônait Kennedy dans son discours et dont on avait besoin durant la Guerre froide», ajoute Ben Rhodes.

Vers une réduction des arsenaux nucléaires tactiques en Europe

Symbole de ce lien fort avec la deuxième partie du XXème siècle, Barack Obama va proposer un nouveau cap en vue d’une réduction des armements nucléaires. Selon un responsable américain, le président devrait ainsi demander que les États-Unis et la Russie réduisent d’un tiers leurs armes stratégiques nucléaires et va appeler à une réduction des arsenaux nucléaires tactiques en Europe.

«C’est ici que les présidents sont venus pour parler du rôle du monde libre», souligne Ben Rhodes. «Il serait facile de penser que l’Histoire est derrière nous. Le Mur est tombé. Il n’y a pas de menace de guerre nucléaire mondiale. Les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont plus lointaines».

Actuellement malmené par le programme de l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA) qui collecte des données circulant sur le Net et fouille des relevés téléphoniques, aux États-Unis et à l’étranger, Barack Obama va également s’entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président américain est arrivé ce mardi soir du côté de Berlin, en provenance du sommet du G8 en Irlande du Nord. Le chef d’État est accompagné par sa femme, Michelle Obama, et leurs deux filles.

La famille présidentielle regagnera Washington dès mercredi soir, suite à un dîner de gala donné par Angela Merkel et son mari Joachim Sauer. L’occasion de traduire la solidarité américano-allemande du passé, du présent et de l’avenir.

A lire aussi:

Syrie: Obama ne veut pas se «précipiter dans une guerre de plus au Moyen-Orient» >>