Comment le NCSM Totonto détruit des stupéfiants en mer

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Le Capitaine de frégate Jeff Hamilton, commandant du NCSM TORONTO, ouvre le dernier paquet de stupéfiants saisis pendant les opérations de destruction. (Photo: caporal Malcolm Byers/FC)
Le Capitaine de frégate Jeff Hamilton, commandant du NCSM TORONTO, ouvre le dernier paquet de stupéfiants saisis pendant les opérations de destruction. (Photo: caporal Malcolm Byers/FC)

Ce que vous vouliez savoir sur ce qu’il advenait des stupéfiants saisis aux contrebandiers en mer d’Oman! Sur le site du Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC), paraît aujourd’hui un article sur les méthodes de destruction des stupéfiants saisis dans le cadre des opérations de sécurité maritime et de contre-terrorisme.

Pour la cinquième fois depuis mars, le NCSM Toronto a intercepté le 30 mai dernier la livraison d’une cargaison de près de six tonnes de haschisch!

En tout et partout, de la fin mars 2013 au début juin 2013, la frégate canadienne a intercepté plus de 1,3 tonne d’héroïne et environ six tonnes de haschich

LES SAISIES DU NCSM TORONTO

29 mars 2013: 500 kilogrammes d’héroïne

6 mai: 317 kilogrammes d’héroïne

10 mai: 195 kilogrammes d’héroïne

23 mai: 300 kilogrammes d’héroïne

30 mai: 6 000 kilogrammes haschisch

Dans le cadre de ses tâches, le NCSM TORONTO a non seulement intercepté les stupéfiants illégaux, mais les a également détruits.

Lorsque les stupéfiants sont confisqués, explique l’article du COIC, «ils sont catalogués, répertoriés et rangés sous clef dans un endroit sécuritaire à bord du NCSM TORONTO jusqu’à ce que l’ordre soit donné de les détruire et, une fois l’ordre reçu, ils sont répertoriés de nouveau et préparés en vue de la destruction.»

Les méthodes de destruction de varient selon le type de stupéfiant, l’environnement et les conditions météorologiques.

Si, dans la plupart des cas, ils sont jetés par-dessus bord, l’équipage s’assurant alors qu’ils coulent, dans certains cas, apprend-on sur le site du COIC, ils sont détruits à l’aide d’explosifs par l’équipe de démolition navale, composée d’officiers spécialement entraînés et de manœuvriers du service du pont.

Destruction d’héroïne!

Le 24 mai dernier, l’équipage du NCSM Toronto a détruit 300 kilos d’héroïne à l’aide d’explosifs, utilisant pour ce faire un dispositif approprié pour détruire l’héroïne qui a dirigé l’explosion vers l’intérieur et a vaporisé les substances illicites dans une grande boule de feu.

Mer d’Oman, 24 mai 2013: un radeau transportant des stupéfiants saisis explose dans l’océan Indien (Photo: caporal Malcolm Byers/FC)

L’héroïne a été placée dans des boîtes, qui ont été scellées et détruites sur un radeau.

«Jusqu’à ce que le radeau soit débarqué du navire et prêt à être détruit, l’effectif sur le pont est réduit au minimum et les explosifs et les mèches sont conservés séparément», précise l’article du Commandement interarmées.

Bien sûr, avant la détonation le 24 mai, une série de vérifications ont été effectuées à l’aide de la surveillance aérienne, de vérifications visuelles à partir de la surface et de l’écoute des systèmes soniques sous-marins pour s’assurer qu’aucune vie marine ou bâtiment ne se trouvaient dans les parages.

Et c’est l’explosion!

Après l’explosion, une petite équipe est envoyée à bord d’une embarcation gonflable à coque rigide (RHIB) pour vérifier qu’il ne reste aucun morceau de plastique ou débris qui flotte à la surface.

Le trafic de stupéfiants dans la mer d’Oman et dans les régions avoisinantes constitue une source de financement pour les organisations terroristes.

Le COIC conclut en écrivant: «La destruction des stupéfiants représente la dernière étape dans le processus visant à faire en sorte que les drogues finançant les organisations terroristes ne se rendent pas à destination.»

À lire aussi:

NCSM Toronto en mer d’Oman: et de cinq!>>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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