Dialogue intercoréen: annulation de la réunion du 12 juin à Séoul

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Chun Hae-sung, (G) du ministère sud-coréen de l’Unification et Kim Song Hye (D) de la délégation nord-coréenne, se serrent la mains aprèes la réunion de travail préparatoire èa Panmunjom, le 10 juin (Photo: ministère sud-coréen de l’Unification)
Chun Hae-sung, (G) du ministère sud-coréen de l’Unification et Kim Song Hye (D) de la délégation nord-coréenne, se serrent la mains aprèes la réunion de travail préparatoire èa Panmunjom, le 10 juin (Photo: ministère sud-coréen de l’Unification)

La réunion des autorités intercoréennes qui aurait dû se tenir le mercredi 12 juin à Séoul a été annulée en raison d’un désaccord sur la composition des délégations, notamment sur le niveau des chefs de délégation, rapporte ce matin mardi l’agence sud-coréenne Yonhap, citant a le gouvernement sud-coréen.

Les deux Corées étaient pourtant parvenues à un accord concernant la tenue de la réunion gouvernementale intercoréenne les 12 et 13 juin à Séoul, lors de la réunion de travail achevée tôt lundi 10 juin.

Les deux Corée s’étaient entendus pour aborder à la réunion gouvernementale intercoréenne de Séoul les questions de la normalisation du complexe industriel de Kaesong et de la reprise du tourisme intercoréen au mont Kumgang, ainsi que les questions humanitaires, incluant la rencontre des familles séparées.

Cette réunion entre les gouvernements de la Corée du Sud et de la Corée du Nord, la première depuis 2007, devait contribuer à faire baisser la tension après des mois d’escalade dans la péninsule coréenne.

Dans le passé, lors des dialogues ministériels intercoréens précédents, le chef de la délégation sud-coréenne était le ministre de l’Unification tandis que le Nord envoyait le conseiller délégué du cabinet du gouvernement.

Mais cela n’était plus suffisant pour l’actuel gouvernement sud-coréen.

Hier, le Sud avait fait savoir qu’il ne considérait pas le conseiller délégué du Nord comme un officiel de niveau ministre et a, pour cette raison, abaissé ce matin le niveau de son propre chef de délégation, provoquant le recul du Nord d’aujourd’hui.

La Corée du Nord devra envoyer des «officiels de haut rang» au dialogue intercoréen qui se tiendra les 12 et 13 juin à Séoul, avait prévenu lundi un responsable de la présidence sud-coréenne, qui avait souligné la nécessité d’avoir des délégations «équilibrées» pour la construction de la confiance.
Le Sud prévoyait pour sa part être représenté à la rencontre par son ministre de l’Unification, Ryoo Kihl-jae, et avait pour cette raison demandé à Pyongyang d’envoyer un haut officiel, en l’occurrence Kim Yang-gon, en charge des relations intercoréennes au Nord.

Le Sud et le Nord ont échangé ce mardi vers 13h (heure de Corée) une liste de cinq personnes composant leur délégation par le biais du canal de communication installé à Panmunjom et le Nord a contesté alors celle du Sud.

Séoul aurait fait savoir à ce moment, selon ce que rapporte l’agence sud-coréenne, qu’il envisageait un abaissement du grade du chef de sa délégation si, finalement, le directeur général du Front de la réunification du Parti du travail nord-coréen Kim Yang-gon ne vient pas au Sud et proposé plutôt alors comme chef de la délégation une personne de niveau vice-ministre

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. que cela va donner de plus que des officiels de haut rang soit la, la coré du nord va encore d'ici quelque temps encore faire des menaces, je ne peut pas
    croire que le monde soit aveugle et de transiger avec ce dictateur d'apres moi il faudrait continuer l'embargo. Pour que a la fin que sont peuple se retourne contre lui.