Les commandants des forces de missions de l’ONU exposent leurs principaux défis

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Le général de corps d'armée, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO(Photo: Archives/ ONU)
Le général de corps d’armée, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO(Photo: Archives/ ONU)

Les commandants des forces des missions des Nations Unies, ont fait mercredi devant le Conseil de sécurité au Siège des Nations Unies à New York un exposé sur les capacités dont sont dotées les missions de maintien de la paix, rapporte le service d’information de l’ONU.

Lors de leur présentation les commandants ont mis l’accent chacun sur un aspect différent: la technologie pour l’un, la période de formation d’une mission pour l’autre, ou encore le renforcement de la coopération entre les missions,

Le général de corps d’armée, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a fait à cette occasion une présentation sur les avantages de l’utilisation des technologies de pointe dans les opérations de maintien de la paix, «à l’heure où la MONUSCO s’apprête, a-t-il rappelé, à accueillir des nouvelles capacités en la matière, notamment des drones.»

«Cette nouvelle capacité permettra à la Mission de s’acquitter de tâches importantes», a noté le général Dos Santos Cruz, tout en en précisant que ces drones seraient utilisés pour identifier des mouvements de troupes ou de convois sur le terrain.

Ils permettront également de renforcer la capacité de la MONUSCO de survoler des zones très sensibles et de fournir rapidement des informations à la Mission. «Jusqu’ici, a-t-il dit, il n’était pas possible d’agir efficacement en l’absence d’informations de qualité ».

Le général de division Leonard Muriuki Ngondi, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), a pour sa par souligné l’importance de la période de formation d’une mission, utilisée pour veiller notamment à ce que les troupes qui la composent puissent être en mesure d’accomplir leurs tâches et disposer de l’équipement nécessaire. « Il est essentiel, que ces troupes soient prêtes à agir sur le plan opérationnel pour garantir le maintien de la paix durant toute la période de déploiement », a dit le général Ngondi.

Quant à lui, le général de division Muhammad Iqbal Asi, Commandant de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a noté dans sa présentation les divers avantages qu’offre le renforcement de la coopération entre les missions, en illustrant notamment ceux-ci à travers la coopération qui a été mise en place entre la MINUL et l’ONUCI.

Un bataillon de la MINUL a en effet été transféré vers l’ONUCI en vue d’assurer la sécurité des élections en Côte Ivoire. Plusieurs hélicoptères ont aussi été transférés et ont permis à l’ONUCI de renforcer ses activités d’observation dans les zones sensibles situées le long de la frontière, a-t-il expliqué.

Enfin, général de division Ngondi, pour qui chaque mission est unique en son genre et a ses propres défis à relever, a aussi recommandé l’établissement d’une équipe de formation au sein de la mission pour évaluer le leadership tant sur le terrain qu’au siège.

Les Nations-Unies ont actuellement 15 opérations de maintien de la paix et une mission politique spéciale : la mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan, menée par le Département des opérations de maintien de la paix.

Fait à noter, cette séance du Conseil avait lieu à quelques jours du plein déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le 1er juillet, qui sera à terme la troisième plus grande opération de maintien de la paix de l’ONU.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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