Fuites sur le programme américain de surveillance: appels pour l’extradition d’Édward Snowden

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Capture d'écran d'Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)
Capture d’écran d’Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)

Des élus américains, dont le représentant républicain Pete King, membre de la commission de la Sécurité de la Chambre des représentants, réclament l’extradition d’Edward Snowden, réfugié à Hong Kong, d’où il a révélé être la source des fuites sur le programme américain de surveillance électronique mené par l’Agence nationale de sécurité (NSA), demande d’extradition qui pourrait toutefois se heurter à un véto de Pékin.

Office of the Director of National Intelligence
Washington, DC 20511

June 9, 2013

Statement from the ODNI Spokesperson on the Latest Report from The Guardian

We have seen the latest report from The Guardian that identifies an individual claiming to have disclosed information about highly classified intelligence programs in recent days. Because the matter has been referred to the Department of Justice, we refer you to the Department of Justice for comment on any further specifics […]. The Intelligence Community is currently reviewing the damage that has been done by these recent disclosures. […].

Shawn Turner, Director of Public Affairs, Office of the Director of National Intelligence

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« Je le considère comme un transfuge », a déclaré ce lundi King à l’antenne de la chaîne d’information continue américaine CNN « Si vous révélez des informations classifiées, vous pouvez encourir des peines graves. Pour ça, il pourrait être condamné à 15, 20 ans de prison ».

Snowden a révélé hier, dimanche être l’auteur des fuites sur le programme américain dans un entretien et une vidéo publiés par le quotidien britannique The Guardian, précisant « Mon unique objectif est d’informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux ».

Ancien agent de CIA, Snowden, 29 ans, travaillait pour des sous-traitants de la NSA, lorsqu’il a demandé à ses employeurs quelques jours de congé qu’il a mis à profit pour se réfugier à Hong Kong où il se trouve depuis le 20 mai, non sans avoir pris le temps de copier au bureau de la NSA à Hawaii les derniers documents qu’il voulait divulguer, rapporte le Guardian.

Comme on peut le voir sur le dernier communiqué de la Direction Nationale du renseignement, le chef des services de renseignement américains James Clapper a transféré pour sa part l’affaire au ministère de la Justice, qui a indiqué avoir ouvert une enquête.

Le chef des services de renseignement américains James Clapper a transféré pour sa part l’affaire au ministère de la Justice, qui a indiqué avoir ouvert une enquête.

Pendant ce temps, une pétition a été lancée dès dimanche sur le site de la Maison Blanche en faveur du jeune homme pour qu’il soit « pardonné ». Au moment d’écrire ces lignes, elle avait été signée par 14 474 personnes. À titre de comparaison, la pétition lancée le 3 juin, elle aussi sur le site de la Maison-Blanche, demandant la libération de la taupe de WikiLeaks, Bradley Manning, n’a été signé jusqu’à maintenant que par 778 personnes.

Si la pétition atteint 100 000 signatures endéans d’une période de 30 jours, la maison-Blanche st alors obligée d’y pporter une réponse officielle.

Par ailleurs, la sortie de l’ombre d’Edward Snowden a été saluée Daniel Ellsberg, cet ancien analyste de la Rand Corporation qui avait clandestinement communiquée en 1971 à la rédaction du New York Times les « Pentagon papers » sur la guerre du Vietnam. Dans une tribune au quotidien britannique The Guardian, l’ancien analyste militaire estime qu’il n’y a jamais eu « dans l’histoire américaine de fuite aussi importante », ajoutant que Snowden « nous sauve des États Stasi d’Amérique ».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion2 commentaires

  1. pour qu'il soit pardonner il faut qu'il reconnaisse ses torts, je présume