Le général Cartwright, ancien numéro deux du Pentagone, ciblé par une enquête sur la fuite d’informations secrètes

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Le général des marines James Cartwright, à l'époque où il était le numéro deux du Pentagone (Photo: DoD)
Le général des marines James Cartwright, à l’époque où il était le numéro deux du Pentagone (Photo: DoD)

L’ancien numéro deux du Pentagone, le général à la retraite James E. Cartwright , du Corps des marines, est la cible d’une enquête sur la fuite d’informations confidentielles sur les cyberattaques américaines, rapporte NBC News.

L’enquête, menée par le procureur fédéral du Maryland, Rod J. Rosenstein, été annoncée par le procureur général Eric H. Holder Jr. après que des articles dans le New York Times eurent décrit une ambitieuse série de cyberattaques qui avaient pour nom de code «Olympic Games» (Jeux olympiques) et visaient à ralentir la progression de l’Iran vers la bombe nucléaire.

Le général quatre étoiles James Cartwright, qui a été Chef d’État major adjoint , est aussi celui qui était responsable du programme du fameux virus informatique Stuxnet, utilisé pour attaquer les installations nucléaires de l’Iran.

Le général, 63 ans, qui a servi comme vice-président du «Joint Chiefs of Staff de 2007 à 2011», était devenu un des conseillers préférés du président Obama et il était considéré comme une voix influente à la Maison Blanche en matière de sécurité.

Depuis sa retraite en 2011, le général Cartwright s’est joint au Centre d’études stratégiques et internationales où il s’est prononcé, notamment, pour d’importantes réductions des armes nucléaires et a aussi mis en garde l’administration contre les réactions négatives que pouvaient susciter l’utilisation de drones par les États-Unis au Pakistan et au Yémen.

Depuis l’arrivée du président Obama à la Maison-Blanche en 2009, sept fonctionnaires ou contractuels au service du gouvernement américain ont été accusés en vertu de la Loi sur l’espionnage relativement à des fuites d’informations classifiées, contre trois seulement dans toute l’histoire américaine avant l’administration Obama.

La septième personne ainsi accusée était d’ailleurs Edward J. Snowden, l’ancien conseiller de l’Agence nationale de sécurité américaine, la NSA, qui a reconnu avoir remis des documents classifiés aux quotidiens The Guardian et Washington Post et qui est actuellement en transit à Moscou jusqu’à ce qu’il trouve un pays prêt à lui offrir l’asile politique.


Le général américain James Carwright en examen pour avoir divulgué des informations secrètes (Vidéo: Al-Jazzeera)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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