La conférence internationale Genève 2 sur la Syrie probablement à nouveau reportée

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En août 2012, le secrétaire général des Nations Unies et le secrétaire général de la ligue des États arabes annonçaient la nomination du diplomate Algérien, Lakhdar Brahimi, comme le nouveau Représentant spécial conjoint pour la Syrie (Photo: Mark Garten/ONU)
En août 2012, le secrétaire général des Nations Unies et le secrétaire général de la ligue des États arabes annonçaient la nomination du diplomate Algérien, Lakhdar Brahimi, comme le nouveau Représentant spécial conjoint pour la Syrie (Photo: Archives/Mark Garten/ONU)

«Franchement je doute que la conférence ait lieu en juillet» a déclaré ce mardi l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, aux journalistes présents à Genève avant la réunion préparatoire à cette conférence.

La conférence internationale dite de Genève 2, proposée par Washington et Moscou le 7 mai dernier, a pour objectif de lancer les négociations entre le régime syrien et les opposants afin de stopper la guerre civile qui secoue le pays depuis deux ans et qui aurait fait plus de 93 000 morts, selon un rapport de l’ONU datant du 13 juin.

Cette réunion préparatoire fait suite à une réunion qui eu lieu le 5 juin et avait réuni, elle aussi, des représentants des Nations Unies, de Washington et de Moscou. Cette première réunion, qui s’était tenue au lendemain des accusations de la France sur l’utilisation de gaz sarin par le régime de Bachar al-Assad contre les rebelles, avait fixé la tenue de la Conférence internationale pour juillet.

La participation de l’opposition à la Conférence est incertaine. «Je crois qu’ils vont confirmer qu’ils vont venir», a cependant assuré M. Brahimi. L’opposition doit avoir une réunion à ce sujet les 4 ou 5 juillet prochains, a-t-il ajouté.

La Coalition nationale, qui regroupe l’opposition au régime avait formulé des conditions. «La Coalition nationale ne prendra part à aucune conférence internationale ou à aucun autre effort de ce genre tant que les militants de l’Iran et du Hezbollah envahissent la Syrie», avait annoncé son président par intérim, George Sabra, le 30 mai. Un porte-parole du CNS, Khaled Al-Saleh, avait par la suite exigé le départ d’al-Assad et de ses chefs militaires tout en précisant que ces demandes ne constituaient pas des conditions préalables à la participation à la Conférence.

Le régime syrien, qui a déclaré vouloir participer à la Conférence, a réaffirmé lundi que «le président Assad ne démissionnera pas». «Si la condition est que le président syrien démissionne, ne prenez pas la peine de participer» à Genève 2, a dit le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem à l’intention de l’opposition.

Même si M. Brahimi a annoncé qu’il ne tiendra pas de conférence de presse à l’issue de la réunion, il s’est dit confiant que les discussions seront constructives et que des progrès seraient accomplis.

La première conférence de Genève qui a eu lieu en juin 2012 prévoyait un régime de transition qui n’a finalement jamais vu le jour.

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Étudiante en journalisme à l’Université de Montréal, Sara s’intéresse aux questions de géopolitique.

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