La reine Élizabeth II colonel en chef de la Branche des services juridiques des Forces canadiennes

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La reine Élisabeth II et le premier ministre Harper en 2012 (Photo: Couronne canadienne)
La reine Élisabeth II et le premier ministre Harper en 2012 (Photo: Couronne canadienne)

Sa Majesté la reine Élisabeth II a «gentiment» accepté de devenir le premier colonel en chef de la Branche des services juridiques des Forces canadiennes, annonce aujourd’hui un communiqué de la Défense nationale à Ottawa.

Cette nomination, annoncée le lendemain du 60e anniversaire du couronnement de Sa Majesté à l’abbaye de Westminster constitue, dit le ministère canadien de la Défense « une illustration hautement symbolique du serment qu’a prêté la reine lors de son couronnement. Elle y promettait notamment d’user de ses pouvoirs avec clémence pour établir le droit et la justice dans tous ses jugements tout au long de son règne.»

Le premier juge-avocat général du Canada a été nommé en 1911, rappelle le ministère de la Défense à cette occasion.«Appuyé par un petit cadre d’officiers, le major-général Henry Smith a occupé ce poste pendant presque toute la durée de la Première Guerre mondiale. La Branche des services juridiques a officiellement été créée en 1918»

L’insigne de la Branche des services juridiques des FAC (Photo: FC)

Aujourd’hui, la Branche des services juridiques conseille le gouverneur général, le ministre et le ministère de la Défense nationale, de même que les Forces armées canadiennes sur toutes les questions relatives au droit militaire.

La Branche des Services juridiques compte plus de 200 avocats militaires provenant de la Marine, de l’Armée et de l’Aviation qui travaillent dans plusieurs domaines, notamment au sein du cabinet du juge-avocat général à titre de procureurs et d’avocats de la défense, ainsi qu’en tant que conseillers juridiques dans les domaines du droit opérationnel, du droit militaire et du droit administratif militaire.

Les avocats militaires sont aussi employés au Centre de droit militaire de l’Académie canadienne de la Défense à titre de juges militaires

«En acceptant cette nomination à titre de colonel en chef de la Branche des services juridiques des Forces armées canadiennes, la reine nourrit la chaleureuse relation historique qu’entretiennent les militaires, unités et organisations des Forces armées canadiennes avec les membres de la famille royale.», a déclaré à propos de cette nomination le ministre de la Défense, Peter MacKay..

Le poste de colonel en chef, attribué par nomination royale est un titre honorifique généralement réservé aux souverains et aux membres de la famille royale canadienne.

Ainsi, le prince Philip, duc d’Édimbourg, qu’on a pu voir en avril à Toronto lors des cérémonies de remise du nouveau drapeau régimentaire, est le colonel-en-chef du «Royal Canadian Regiment», le plus ancien régiment d’infanterie la Force régulière au Canada, depuis le 8 décembre 1953.

La reine Élisabeth II, quant à elle, est colonel en chef de onze autres régiments, branches et unités des Forces armées canadiennes.

Certaines de ces nominations remontent à 1952, l’année de son accession au trône, et d’autres, comme celle de colonel en chef du Régiment de la Chaudière (depuis 1947), à l’époque où elle n’était encore que la Princesse Élisabeth.

Le rôle du colonel en chef est d’être le gardien de l’histoire et des traditions, et« de faire la promotion de l’identité, de l’appartenance et de la fierté de servir».

La nomination de colonels en chef royaux, dont les origines remontent à les origines au sein de l’armée britannique, fait aujourd’hui partie intégrante des traditions de nombreux régiments, branches et unités du Canada depuis plus d’un siècle.


La reine Élisabeth au dernier jour de sa tournée au Canada en 2010 ( Vidéo: Tournée royale 2010)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. Jean Rouleau

    Misère pour nous, je suis accablés, ont dirait que le Canada par Harper est en recherche d'une identité Britannique et lèche les pieds de la reine Elisabeth
    pourtant sous le règne de Pierre E Trudeau, nous avions aboli le terme Royale dans nos armés, ont ne disait plus la marine royale du Canada mais la marine du Canada. Nous sommes une nation détaché et libre et sans contrainte du lien de la monarchie britannique. Le premier ministre du Canada feu Pierre E Trudeau avait la franchise et non l'hypocrisie sournoise de ce gouvernement corrompus a la moelle qui essaie d'écraser le Québec et de le mettre dans l'oublie totale et dans la clandestinité. Mais souviens toi Harper de notre devise JE ME SOUVIENS elle sera lourde de conséquence envers toi et ton partie.