Le procès du dernier premier ministre de Kadhafi ajourné au 7 août

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Le dernier premier ministre de Mouamar Khadafi, Al-Baghdadi al-Mahmoudi, en 2012 (Photo: Archives/Al-Jazzera)
Le dernier premier ministre de Mouamar Khadafi, Al-Baghdadi al-Mahmoudi, en 2012 (Photo: Archives/Al-Jazzera)

Le procès du dernier Premier ministre du dictateur libyen déchu et assassiné Mouamar Kadhafi, Al-Baghdadi al-Mahmoudi, accusé de meurtre et de corruption au cours de la révolte de 2011, a été ajourné au 7 août prochain à la demande de la défense, rapporte l’AFP.

Al-Baghdadi al-Mahmoudi comparaissait avec deux autres coaccusés, al-Mabrouk Zahmoul et Amer Salah Terfas, responsables d’une société d’investissement qui était dirigée par le fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, soupçonné quant à lui de crimes contre l’humanité et détenu par d’ex-rebelles à Zenten depuis son arrestation en novembre 2011mais que la Libye et la Cour pénale internationale (CPI) se disputent le droit de juger le fils Kaddafi, soupçonné d’avoir commis des crimes contre l’humanité (meurtre et persécution) en Libye du 15 février 2011 jusqu’au 28 février 2011 au moins.

La CPI veut aussi juger le Colonel des Forces armées libyennes et Chef des services secrets militaires Abdullah Al-Senussi pour crimes contre l’humanité.

Accusés quant à eux d’avoir commis des actes conduisant au «meurtre gratuit de citoyens» durant l’insurrection de 2011 et de «dilapidation de fonds publics», en particulier pour le virement de 15 millions d’euros vers des comptes privés en Tunisie, pour financer un soutien logistique aux forces de l’ancien régime, Al-Mahmoudi, Zahmoul et Salah Terfas, que ne réclame pas la CPI, seront jugés en Libye.

Lors d’un point de presse à l’issue de l’audience, rapporte l’Agence France-Presse, le représentant de l’accusation, Al-Seddik al-Sour, a indiqué que «trois à quatre milliards de dinars libyens avaient été utilisés par l’accusé durant l’insurrection pour corrompre des politiciens, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, afin de gagner leur soutien au régime».

Mahmoudi doit aussi répondre à d’autres chefs d’accusation comme «l’atteinte à la sureté de l’État», «l’incitation au viol» ou encore «association de bandes criminelles».

Le procès a été ajourné au 7 août à la demande de la défense afin de lui permettre de prendre connaissance de documents relatifs à l’enquête qui a eu lieu en Tunisie où avait été arrêté en septembre 2011 l’ancien Premier ministre de Mouamar Khadafi.

Chef du gouvernement de 2006 aux derniers jours du régime Kadhafi, M. Mahmoudi avait fui la Libye en septembre 2011, peu après la prise de Tripoli par les rebelles.

Livré à Tripoli après neuf mois de détention, son extradition très controversée avait soulevé un tollé en Tunisie

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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