Le procès du président kényan Kenyatta devant la CPI est reporté en novembre

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Le président kényan Uhuru Kenyatta, photographié le 7 mai 2013 lors d'une visite à Londres (Photo: Archives/Andrew Cowie/AFP)
Le président kényan Uhuru Kenyatta, photographié le 7 mai 2013 lors d’une visite à Londres (Photo: Archives/Andrew Cowie/AFP)

La Cour pénale internationale (CPI) vient d’annoncer ce jeudi que le procès pour crimes contre l’humanité du président du Kénya Uhuru Kenyatta, qui devait s’ouvrir le 9 juillet, a été finalement reporté au 12 novembre.

Dans un communiqué publié ce jeudi, la CPI indique que «le 26 avril 2013, la Chambre de première instance avait conclu que la Défense devait bénéficier d’un délai supplémentaire pour se préparer en raison des retards pris par le Procureur dans la communication des preuves. La Chambre de première instance avait invité la Défense à présenter des observations quant à la durée nécessaire estimée pour se préparer adéquatement au procès.»

«Après avoir reçu ces observations et les réponses de l’Accusation et du représentant légal des victimes, les juges ont décidé de reporter l’ouverture du procès, initialement prévue pour le 9 juillet 2013. La nouvelle date a été fixée en tenant compte du besoin pour la Défense d’avoir suffisamment de temps pour préparer son affaire, ainsi que de considérations de planification et de logistique.»

Le 23 janvier 2012, la CPI avait décidé de poursuivre, dans deux procès séparés, des membres de chacun des camps qui s’étaient affrontés lors des violences ayant suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki fin 2007, les plus graves de l’histoire du Kenya indépendant, qui avaient fait plus de 1 000 morts et plus de 600 000 déplacés.

Dans la première affaire, le vice-président William Ruto est poursuivi avec le présentateur de radio Joshua Arap Sang pour meurtre et persécution, notamment. Le procès doit s’ouvrir le 10 septembre et les juges ont déjà annoncé que le vice-président kényan pourra être absent à certaines parties de son procès, notamment à cause de ses «fonctions exigeantes».

Dans la deuxième affaire, M. Kenyatta est accusé en tant que coauteur indirect de cinq chefs de crimes contre l’humanité (meurtre, déportation ou transfert forcé de population, viol, persécution, et autres actes inhumains) qui auraient été commis pendant les violences post-électorales.


(Vidéo: KTN Kenya)

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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