Mali: Amnesty International dénonce les exactions des forces maliennes

Un soldat malien à Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali (Photo: Archives/EMA)
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Un soldat malien à Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali (Photo: Archives/EMA)
Un soldat malien à Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali (Photo: Archives/EMA)

Alors que les négociations entre touaregs qui occupent Kidal et les autorités maliennes achoppent parce que Bamako insiste pour que les touaregs désarment avant même la conclusion d’un accord final, malgré la peur qu’ont les rebelles des représailles à leur encontre de la part des forces maliennes, Amnesty International, aux termes d’une enquête menée par l’orgnisation, dénonçait jeudi 13 juin les exactions de l’armée malienne.

Amnesty International a recueilli des informations sur les exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées dont s’est rendue coupable l’armée malienne depuis le début de l’intervention militaire franco-malienne dans le nord du pays, en janvier 2013, dit un communiqué de l’organisation.

En mai, Amnesty International s’est entretenue avec un grand nombre de personnes détenues à Bamako, qui avaient été arrêtées dans le nord du pays en raison de leurs liens présumés avec des groupes armés.

Elles ont été nombreuses, dit le communiqué d’Amnnesty International, « à indiquer qu’elles avaient été torturées ou soumises à d’autres mauvais traitements par les forces de sécurité maliennes.»

En outre, selon les informations dont l’organisation, dit avoir en sa possession, les conditions de détention sont déplorables: «les détenus sont entassés les uns sur les autres, ils ne bénéficient pas de soins médicaux suffisants ni d’eau potable.»

Amnesty International, déclare ne outre qu’au moins cinq personnes, à sa connaissance, sont mortes en détention.

De plus, dans son rapport sur l’année 2012, l’Organisation des Nations unies accuse les groupes islamistes, les rebelles touaregs et les milices progouvernementales au Mali d’avoir exploité et recruté des centaines d’enfants durant le conflit dans le nord du pays.

De son côté, dans un nouveau rapport déposé au Conseil de sécurité, , le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon exprimait aussi son inquiétude quant à la situation sécuritaire au Mali.


Des chercheurs d’Amnesty sur place pour recueillir des témoignages sur les violations commises par l’ensemble des parties prenantes au conflit expliquaient en janvier dernier leur travail qui a conduit à la dénonciation d’aujourd’hui (Vidéo: Amnesty International)

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