Plateau du Golan: les Philippines maintiennent leurs soldats sur place

Un poste d’observation de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), dan le Golan syrien (Photo: Gernot Maier/ONU)
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Un poste d’observation de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), dan le Golan syrien (Photo: Gernot Maier/ONU)
Un poste d’observation de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), dans le Golan syrien (Photo: Archives/Gernot Maier/ONU)

La diplomatie philippine a annoncé qu’elle allait maintenir ses troupes au sein de la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement sur le plateau du Golan (FNUOD) au moins jusqu’au début du mois août, avec possibilité d’extension si les Nations Unies renforcent la sécurité de ses troupes sur le plateau.

«Nous nous engageons à rester jusqu’au moins au 3 août», a indiqué le ministre philippin des Affaires étrangères, Albert del Rosario. «S’il n’y a pas d’augmentation appréciable dans l’exposition au risque à ce moment, nous pourrons même considérer ajouter à notre contingent», a également ajouté le ministre.

En mai, M. del Rosario avait indiqué réfléchir au retrait des 300 soldats philippins engagés au sein de la FNUOD, après que 25 d’entre eux eurent été enlevés, au cours de deux incidents séparés, ces derniers mois. Quatre observateurs philippins avaient été enlevés mi-mai sur cette zone-tampon entre Israël et la Syrie alors qu’ils patrouillaient. Ils avaient été libérés quelques jours plus tard.

Deux mois avant, c’était 21 soldats philippins qui avaient été enlevés, puis libérés.

L’Autriche a commencé à retirer son contingent de la FNUOD pour des raisons de sécurité, après des combats entre l’armée et l’opposition syriennes sur le Golan. Ce retrait suit des défections de soldats croates, japonais et canadiens, qui ont déjà quitté la Force ces derniers mois.

Trois Canadiens faisaient en effet partie de cette force, mais ont été transférés sur une autre opération «il y a quelques mois», nous a indiqué une porte-parole du Commandement des opérations interarmées du Canada, s’occupant des opérations des Forces canadiennes à l’étranger.

Pour les remplacer, Fidji a promis quelque 500 soldats. Un premier groupe de 170 soldats va arriver avant fin juin et l’ensemble du contingent fidjien devrait être en place fin juillet. L’ONU a demandé à l’Autriche d’étaler le retrait de ses 378 soldats jusqu’à cette date afin de faciliter la relève, et de laisser sur place son équipement.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a tout récemment recommandé «de renforcer les capacités d’autodéfense» des Casques bleus, qui ne disposent pour l’instant que d’armes de poing. Selon un diplomate, les soldats passeront ainsi au calibre 5,56 OTAN, qui est une munition d’une arme plus lourde de type d’un fusil d’assaut. «Mais les règles ne changeront pas, a-t-il ajouté, c’est-à-dire que les Casques bleus ne pourront tirer qu’en cas de légitime défense.»

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La Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) a été créée en 1974, par l’ONU, afin de faire respecter le cessez-le-feu entre les forces israéliennes et syriennes dans le No Man’s Land situé sur le plateau du Golan, né à la suite de la guerre du Kippour en 1973. Ses membres ne sont équipés que d’armes de poing défensives.

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