Poutine confirme que Snowden est en transit à Moscou et refuse de l’extrader

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 Le président russe Vladimir Poutine, le 25 juin 2013 à Turku en Finlande (Photo: / Antti Aimo Koivisto/Lehtikuva/AFP)

Le président russe Vladimir Poutine, le 25 juin 2013 à Turku en Finlande (Photo: Antti Aimo Koivisto/Lehtikuva/AFP)

Vladimir Poutine a confirmé mardi qu’Edward Snowden, l’ex-consultant de la NSA recherché par les États-Unis, était toujours en zone de transit à l’aéroport de Moscou, et a exclu clairement que la Russie l’extrade aux États-Unis. La Russie a de plus répété mercredi qu’aucune «menace» américaine ne la contraindrait à livrer Edward Snowden.

«M. Snowden est effectivement arrivé à Moscou. Pour nous, c’était totalement inattendu», a dit le président russe.

C’est «un homme libre», a déclaré le président russe, ajoutant «Plus vite il choisira sa destination finale, mieux ce sera, et pour nous et pour lui».

Depuis dimanche, jour où il avait quitté Hong Kong pour Moscou, on était sans nouvelles de l’Américain de 30 ans, à l’origine des révélations sur ler programme de surveillance électronique de de l’espionnage par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine de communications téléphoniques et Internet aux États-Unis et à l’étranger.

«Il est arrivé en tant que passager de transit et en tant que tel il n’a pas besoin de visa ni d’autres documents», a précisé le chef de l’État russe depuis, Turku, en Finlande, où il était en visite.

Vladimir Poutine a aussi tenu à souligner que la Russie n’avait aucun accord d’extradition avec les États-Unis, qui réclament Snowden pour le juger pour espionnage.

En outre, «Les menaces des États-Unis à l’encontre de la Russie et de la Chine dans l’affaire Snowden ne donneront aucun résultat», a écrit sur son compte Twitter Alexeï Pouchkov, le chef de la commission des Affaires étrangères à la Douma (chambre basse du Parlement russe), qualifiant ces pressions d’«irréfléchies», rapporte l’agence.

Le haut responsable a affirmé que l’ex-consultant de la NSA, comme le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, étaient les «nouveaux dissidents» qui se battent contre le «système»

L’Équateur

En revanche, l’Equateur a démenti mercredi avoir fourni un document permettant de voyager à Edward Snowden, et a maintenu le suspense sur sa demande d’asile, en soulignant que son examen pourrait prendre un jour ou des mois, rapporte mercredi soir (heure de Paris) l’Agence France-Presse.

Ce n’est pas vrai, il n’y a aucun passeport, aucun document qui lui ait été remis par aucun consulat équatorien, a déclaré le ministre des Relations extérieures par intérim, Galo Galarza, démentant ainsi le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, qui avait été annoncée lundi qu’un pareil document avait été remis à Snowden.

«Il n’a pas de document émis par l’Équateur, comme un passeport ou un laisser-passer de réfugié comme c’est évoqué», a encore précisé M. Galarza, dont le ministre de tutelle, Ricardo Patiño, se trouve actuellement en tournée en Asie.

Assange, que les États-Unis voudraient bien aussi traduire en justice, est quant à lui réfugié depuis un an à l’ambassade équatorienne à Londres où il bénéficie de l’asile politique.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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