RDC: la brigade d’intervention de l’ONU a déjà commencé son travail

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Le nouveau chef militaire de la MONUSCO, le général brésilien Carlos Dos Santos Cruz à Goma le 11 juin (Photo: Sylvain Liechti/MONUSCO)
Le nouveau chef militaire de la MONUSCO, le général brésilien Carlos Dos Santos Cruz à Goma le 11 juin (Photo: Sylvain Liechti/MONUSCO)

Des Casques bleus Tanzaniens de la Brigade d’intervention de la Force de la MONUSCO patrouillent déjà régulièrement de jour comme de nuit, dans la localité de Sake et sur l’axe menant vers Goma et d’autres patrouilles sont également conduites conjointement avec le bataillon Indien de la MONUSCO, dans la ville de Goma, ont indiqué les responsables de la MONUSCO.

Le but est, non seulement de se familiariser avec le terrain, mais aussi d’interdire dès maintenant toute activité des groupes armés dans cette zone.

Par ailleurs, dans une déclaration mercredi à Goma, en République démocratique du Congo, le nouveau chef militaire de la mission des Nations unies au Congo (Monusco), entré en fonction le 1er juin dernier, le général brésilien Carlo Alberto dos Santos Cruz, a affirmé qu’il n’accepte pas «les attaques contre les populations» et utilisera «tous les moyens possibles» pour poursuivre les auteurs de crimes contre l’humanité, rapporte aujourd’hui l’AFP.

«Nous n’acceptons pas les crimes, les attaques contre les populations ou contre les Nations- Unies et nous allons utiliser tous les moyens» pour y mettre un terme, a dit le général brésilien lors de sa première visite officielle dans la capitale régionale du Nord-Kivu, en compagnie du responsable de la Monusco, l’Américain Roger Meece,

Dos Santos Cruz a promis que toutes ses troupes prendront part aux opérations contre les groupes armés dans l’est de la RDC, et pas seulement la nouvelle brigade d’intervention dotée d’un mandat plus offensif et qui a commencer à se déployer il y a quelques semaines.

«Il n’y aura aucune tolérance pour des crimes comme les meurtres, les viols, le pillage, le recrutement forcé», a-t-il encore ajouté «Nous allons coordonner avec les autorités locales et les forces armées toutes les actions pour interrompre ces formes de violences et apporter la paix au peuple du Congo».

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté en mars une résolution qui renforce la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo en créant pour la première fois une force d’intervention de plus de 3 000 hommes au mandat offensif chargée de «neutraliser les groupes armés» opérant à l’Est.

Les premiers éléments de la Brigade d’intervention qui sera, à terme, composée de soldats tanzaniens, malawites et sud-africains, ont commencé à arriver à Goma le mois dernier, des Casques bleus de la Brigade d’intervention ont déjà commencé leur travail et le général Dos Santos Cruz a dit aujourd’hui que 40% des forces de la Brigade étaient déjà en place et qu’elle «devrait être en pleine capacité fin juillet.»

Par ailleurs, l’actuel chef de la MONUSCO, Roger Meece quittera ses fonctions le 10 juillet prochain après trois années passées à la tête de la MONUSCO, pour être remplacé par Martin Kobler, de nationalité allemande, dont la nomination comme le prochain Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Chef de la MONUSCO a été annoncé aujourd’hui.

M. Kobler est actuellement le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Irak.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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