Soutien de WikiLeaks à Snowden: un billet d’avion direction l’Islande

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Capture d'écran d'Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)
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Capture d'écran d'Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)
Capture d’écran d’Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)

Edward Snowden, l’ex espion américain qui a révélé l’ampleur de la surveillance électronique pratiquée par les États-Unis, serait prêt à s’envoler pour l’Islande grâce aux dons de WikiLeaks a annoncé jeudi l’homme d’affaires islandais Olafur Sigurvinsson, partenaire de WikiLeaks en Islande. Snowden est réfugié à Hong Kong depuis le 20 mai dernier, lieu à partir duquel il a fait ses révélations. Cependant, l’américain doit obtenir, avant de décoller, une réponse positive du gouvernement islandais qui refuse de se prononcer sur une éventuelle demande d’asile.

Dans un entretien accordé au The Guardian le 10 juin dernier, Snowden exprimait sa crainte d’une déportation de Hong Kong vers les États-Unis. Il ajoutait rechercher asile dans un pays soutenant la liberté sur Internet, l’Islande représentant au mieux cette valeur.

Il existe un problème de taille. Le gouvernement islandais, qui refuse de commenter l’affaire, rappelle que tout demandeur d’asile doit faire la demande en personne, à partir du territoire national. Face à cette situation, Olafur Sigurvinsson a déclaré ne pas vouloir prendre le risque d’une extradition vers les États-Unis. «Dans ce cas, il est mieux là où il est», a-t-il conclu.

L’Islandais Kristinn Hrafnsson, autre porte-parole de WikiLeaks a appelé hier son pays à saisir l’occasion unique d’aider Edward Snowden. Le gouvernement islandais de centre-droit, est composé d’un parti atlantiste (le Parti de l’indépendance) et d’un autre plutôt favorable aux États-Unis (le Parti du progrès).

Le jet privé affrété pour l’occasion appartient à une entreprise chinoise. L’opération coûterait près de 340 000 $, selon Olafur Sigurvinsson.

Le directeur du FBI, Robert Mueller, avait confirmé le 14 juin l’ouverture d’une enquête pénale contre Edward Snowden.

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