Violences sexuelles lors des conflits: le Conseil de sécurité renforce la lutte contre l’impunité

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies (Photo: ONU)
Le Conseil de sécurité des Nations Unies (Photo: ArchivesONU)

Le Conseil de sécurité a adopté lundi matin une nouvelle résolution visant à renforcer la lutte contre l’impunité des auteurs d’actes de violence sexuelle par temps de conflit, rapporte le service d’information de l’ONU.

Les 15 membres du Conseil ont adopté à l’unanimité une résolution intitulé «Les femmes et la paix et la sécurité» qui demande aux États Membres de continuer à lutter contre l’impunité, en menant des enquêtes et en engageant des poursuites contre les personnes responsables de tels crimes.

Notant que la violence sexuelle peut constituer un crime contre l’humanité, les membres du Conseil font remarquer que « des mesures efficaces pour prévenir et répondre à de tels actes contribuent de manière significative au maintien de la paix et de la sécurité internationales », soulignant que la participation des femmes, selon eux, étant essentielle à toute prévention et protection.

Ils estiment nécessaire de «communiquer des informations plus fiables afin de prendre des mesures de prévention et de répression et prient le Secrétaire général d’accélérer les procédures de suivi et d’analyse de la violence sexuelle par temps de conflit.», ajoute le service d’information de l’ONU.
Enfin, les membres du Conseils demandent que des conseillers pour la protection des femmes continuent d’être déployés et prient le Secrétaire général d’évaluer systématiquement la nécessité de prévoir de tels conseillers lors de la planification des missions de maintien de la paix et politiques des Nations Unies.

Le secrétaire général, pour sa part, a annoncé qu’ «Un conseiller pour la protection des femmes sera bientôt détaché au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) et d’autres seront déployés prochainement en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Mali et en Somalie».

De son côté, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura, a proposé d’adopter une nouvelle approche élargie pour combattre ce fléau, suggérant d’intégrer notamment les Casques bleus, les médiateurs ainsi que les acteurs du secteur de la justice. « Nous devons faire payer un plus grand prix aux auteurs de ces crimes», a souligné la représentante du Secréataire générale.

Et, pour terminer, l’Envoyée spéciale du Haut-Commissariat des Nations Unies (HCR) pour les réfugiés Angelina Jolie, a rappelé quant à elle que la volonté politique était cruciale pour lutter contre ce fléau. « Chaque pays du monde est touché par la violence sexuelle d’une façon ou d’une autre, a-t-elle déclaré.

Les Nations Unies et le Conseil de sécurité doivent, selon l’envoyé du HCR, doit endosser sa responsabilité et jouer un rôle de chef de file. «Si un agresseur s’en sort à bon compte, c’est que vous l’aurez permis», a lancé aux membres du Conseil l’actrice et ambassadrice de bonne volonté.


Angelina Jolie à l’ONU contre les «viols de guerre» le 24 juin (Vidéo: BFM-TV)

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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