Accord sur l’enquête de l’ONU sur les armes chimiques en Syrie

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Un homme équipé d'un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d'Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)
Un homme équipé d’un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d’Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)

Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon doit rencontrer lundi à New York les deux envoyés spéciaux de retour de Damas qui seraient, dit l’organisation internationale, parvenus à un accord avec la Syrie avec la Syrie, pour une enquête sur l’emploi éventuel d’armes chimiques.

L’ONU et le gouvernement syrien ont en effet annoncé dans un communiqué commun qu’ils avaient conclu un accord sur la façon de poursuivre l’enquête sur l’utilisation éventuelle d’armes chimiques dans le conflit en Syrie, à l’issue de la visite de la Haute représentante des Nations Unies pour les Affaires de désarmement, Angela Kane, et le le chef de la mission des Nations Unies chargée d’enquêter sur les allégations d’usage d’armes chimiques en Syrie, Ake Sellstrom, qui étaient arrivés mercredi à Damas pour une mission de deux jours.

La commission d’enquête internationale dirigée par M.Sellström a été instituée à la demande du gouvernement syrien après l’explosion d’un obus chimique dans les environs d’Alep le 19 mars dernier.

Le gouvernement syrien et l’opposition s’accusent mutuellement de recourir à l’arme chimique dans la guerre civile qui ravage actuellement le pays.

La commission d’enquête n’avait pu encore commencer ses travaux, Damas et l’ONU ne s’entendant pas sur la teneur et l’ampleur de l’enquête.

Le régime syrien insiste toujours pour que les enquêteurs onusiens se concentrent sur un incident attribué par Damas à l’opposition syrienne et survenu en mars dernier à Khan al-Assal, près d’Alep (nord), mais n’enquêtent pas sur les accusations similaires portées contre l’armée syrienne par Londres et Paris à propos des incidents à Khan al-Assal ainsi qu’à Homs, le 23 décembre 2012.

Pour sa part, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré aujourd’hui que les négociations entre Damas et les Nations unies sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie ouvrent la voie à une enquête objective, rapporte aujourd’hui l’agence russe Ria Novosti.

Prompte à féliciter son client et allié syrien, la diplomatie russe a déclaré que «Moscou salue la dimension constructive des négociations [entre les autorités syriennes et l’Onu]tenues à Damas ainsi que les accords atteints qui ouvrent, bien qu’avec retard, la voie à une enquête exhaustive et équitable sur l’attaque chimique perpétrée le 19 mars dernier par l’opposition syrienne à Khan al-Assal, dans la province d’Alep».

Toutefois, les détails de l’accord n’ayant pas été communiqué, on ne sait pas toutefois pas comment Damas, même s’il s’était entendu avec l’ONU pour que l’enquête se concentre sur Khan Al-Assal, pourrait permettre (ou non) à la commission d’enquête de l’ONU l’accès aux fins d’enquête à cette ville, puisqu’elle est maintenant est sous contrôle des rebelles qui s’en sont emparés le 22 juillet dernier.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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