Armes chimiques: deux responsables de l’ONU se rendront à Damas pour des discussions

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Un homme équipé d'un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d'Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)
Un homme équipé d’un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d’Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)

L’ONU a accepté l’invitation adressée par le gouvernement syrien à venir à Damas pour des discussions sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit, a indiqué mercredi son porte-parole Martin Nesirky, rapporte l’AFP.

L’invitation était adressée à Ake Sellstrom, le scientifique suédois nommé en mars par les Nations unies pour diriger une mission d’enquête sur les armes chimiques en Syrie, et à Angela Kane, la haute représentante de l’ONU pour le désarmement.

Toujours selon l’agence française, le porte-parole a précisé, sans donner de date, que le Dr Sellstrom et Mme Kane «ont accepté l’invitation du gouvernement syrien à se rendre à Damas pour terminer les consultations sur les modalités de coopération requises» pour une éventuelle mission sur place des enquêteurs de l’ONU.

Le gouvernement syrien n’a toutefois pas changé d’avis sur l’ampleur et la finalité de la mission d’enquête, déclare son ambassadeur à l’ONU Bachar Jaafari, et Damas insiste toujours pour que les enquêteurs onusiens se concentrent sur un incident attribué par Damas à l’opposition syrienne et survenu en mars dernier à Khan al-Assal, près d’Alep (nord), mais n’enquêtent pas sur les accusations similaires portées contre l’armée syrienne par Londres et Paris à propos des incidents à Khan al-Assal ainsi qu’à Homs, le 23 décembre 2012.

L’ONU , pour sa part, voulait un «large accès aux zones qui font l’objet d’accusations» et cette divergence sur l’ampleur de l’enquête a empêché jusqu’à présent la mission d’enquête des Nations unies de se rendre sur place.

Cette invitation de la Syrie survient au moment où les Russes disent détenir la preuve que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin le 19 mars près d’Alep (nord), accusations rejetés la principale formation de la rébellion armée syrienne, qui a assuré que les rebelles ne disposaient pas de telles armes, affirmé la Russie, allié clé du régime du président Bachar al-Assad, cherchait «à couvrir le régime» et accusé de nouveau les forces du régime d’avoir utilisé des armes interdites et «pris pour cible au moins 15 endroits en Syrie».


Vidéo tournée par un groupe rebelle de civils touchés par des bombardements au gaz sarin à à Homs, juillet 2013 (Vidéo: Syrie Libre 2012)

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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