Armes chimiques: visite de l’ONU à Damas la semaine prochaine pour discuter des modalités de l’enquête

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Un homme équipé d'un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d'Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)
Un homme équipé d’un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d’Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)

La visite à Damas du Suédois Ake Sellström, chef de la mission d’enquête de l’ONU sur les allégations d’emploi d’armes chimiques en Syrie, a finalement été fixée à la semaine prochaine, a annoncé mercredi à New York Martin Nesirky, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

L’ONU avait accepté la semaine dernière l’invitation adressée par le gouvernement syrien à venir à Damas pour des discussions sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit, mais sans donner de date.

C’est donc finalement la semaine prochaine qu’Ake Sellström discutera des «modalités de coopération» pour cette enquête, mais il n’est pas chargé pour autant de mener des inspections, a précisé le porte-parole de l’ONU.

«L’objet de sa visite est de finaliser les consultations sur les modalités de la coopération nécessaire à une conduite adéquate, sûre et efficace de la Mission.», a dit le Martin Nesirky de lors du point de presse de mercredi.

Il sera accompagné de la Haute représentante de l’ONU pour le désarmement, Angela Kane.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon «espère que cette visite donnera lieu à une compréhension mutuelle des questions liées à l’accès pour que la Mission puisse mener ses activités d’établissement des faits, à savoir établir les faits liés aux informations reçues par le Secrétaire général s’agissant des allégations sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.», a encore dit le porte-parole de l’ONU.

Le gouvernement syrien et l’opposition s’accusent mutuellement de recourir à l’arme chimique dans la guerre civile qui en est à sa troisième année et a fait jusqu’à maintenant plus de 100 000 morts.

C’est Damas qui a invité les représentants de l’ONU à venir discuter des «modalités de coopération», mais, aux dernières nouvelles, le gouvernement syrien n’avait toutefois pas changé d’avis sur l’ampleur et la finalité de la mission d’enquête.

Le régime syrien insiste toujours pour que les enquêteurs onusiens se concentrent sur un incident attribué par Damas à l’opposition syrienne et survenu en mars dernier à Khan al-Assal, près d’Alep (nord), mais n’enquêtent pas sur les accusations similaires portées contre l’armée syrienne par Londres et Paris à propos des incidents à Khan al-Assal ainsi qu’à Homs, le 23 décembre 2012.

Pour sa part, le 4 juin dernier, la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme en Syrie a indiqué que les deux parties du conflit syrien avaient eu recours aux armes chimiques.

Un immeuble éventré à Alep, le 9 avril 2013 (Photo :Archives/ Dimitar Dilkoff , AFP)

Par ailleurs, on a aussi appris au point de presse de mercredi qu’un «convoi interinstitutions des Nations Unies est entré dans la ville d’Alep, le 14 juillet dernier, avec l’appui du Croissant-Rouge syrien.»

Le convoi de 15 camions transportait des articles de secours dont des vivres, des médicaments, un équipement chirurgical, de l’eau et des kits d’hygiène, pour un nombre estimé à 350 000 personnes, dont 40 000 réfugiés palestiniens, dit l’ONU.

Le personnel des Nations-Unies, qui évalue la situation sur le terrain et cherche à gagner un accès plus large pour distribuer l’aide, a confirmé les pénuries graves d’articles essentiels compte tenu de l’aggravation des combats.

Il a aussi confirmé que les prix des produits de première nécessité, comme le pain et le carburant, a beaucoup augmenté et que les services sociaux sont désormais paralysés dans de grandes parties de la ville.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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