C’est aujourd’hui que la MINUSMA prend la tête des opérations de stabilisation au Mali

0

Le transfert d’autorité des forces de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a eu lieu ce lundi matin au cours d’une cérémonie à Bamako, marquant ainsi le lancement officiel des opérations des Casques bleus au Mali, rapporte l’ONU aujourd’hui.

La cérémonie a été présidée par le ministre malien de la Défense, Yamoussa Camara, à laquelle étaient présents le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, du Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) et Chef de la MINUSMA, Bert Koenders, ainsi que du Président de la Commission de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo, et du Représentant spécial de l’Union Africaine au Mali, Pierre Buyoya.

Les forces de la MISMA, qui étaient sous commandement africain, soit 6200 soldats en uniforme- sont intégrés à la MINUSMA et deviennent donc des Casques bleus, ce 1er juillet 2013.

«L’établissement de la MINUSMA est le résultat d’une décision unanime du Conseil de Sécurité des Nations unies. Le Conseil de sécurité a réitéré l’engagement de la communauté internationale à accompagner les Maliens et les Maliennes dans leur quête de stabilité, de paix, et de prospérité », a déclaré le chef de la MINUSMA, Bert Koenders après que les soldats de la MISMA , la force africaine qui avait précédé la MINUSMA et qui maintenant s’y intègre, se soient couverts du béret bleu des Nations unies.

«Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec l’Union Africaine, la CEDEAO, ainsi que d’autres partenaires internationaux, y compris les forces françaises, pour soutenir les Maliens et les Maliennes dans leur quête de paix, de justice, de bonne gouvernance, et de développement », a aussi déclaré Bert Koenders.

Le Conseil de sécurité a créé la MINUSMA le 25 avril dernier pour, selon les mots de l’ONU, «aider les autorités de transition maliennes à stabiliser le pays et à appliquer la feuille de route pour la transition en accordant une attention prioritaire aux principales agglomérations et aux axes de communication, en protégeant les civils, en surveillant la situation des droits de l’homme, en mettant en place les conditions indispensables à l’acheminement de l’aide humanitaire et au retour des déplacés, à l’extension de l’autorité de l’État et à la préparation d’élections libres, ouvertes à tous et pacifiques.

Commandée par le général rwandais Jean-Bosco Kazura, la Minusma comptera, à terme, d’ici fin décembre, de quelque 12 600 hommes (militaires et policiers)

Des seize opérations de maintien de la paix actuellement déployées à travers le monde, la MiNUSMA arrive au troisième rang en importance en matière d’effectifs et de ressources.

Par ailleurs, la Minusma pourra encore compter pendant un temps sur les 3 200 soldats français toujours présents au Mali, nombre qui va progressivement diminuer pour n’être plus que de mille à la fin de l’année.

La première tâche qui attend la MINUSMA sera d’assurer la sécurité lors du premier tour de la présidentielle qui doit, en principe, avoir lieu le 28 juillet.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) du Mali a même confié récemment, rapportait l’agence France Presse, qu’il serait «extrêmement difficile d’organiser» cette élection à la date prévue tant les «défis à relever» sont encore nombreux.

Au nord-est du pays, la situation de la ville de Kidal notamment, toujours occupée par la rébellion touareg , resterait problématique alors que l’armée malienne ne s’y est toujours pas déployée en dépit d’un accord signé le 18 juin à Ouagadougou.


Mali: cérémonie de transfert d’autorité de la MISMA à la MINUSMA (Vidéo: AFP)

À lire aussi:

Mali: la Chine enverra des forces de sécurité pour la mission de maintien de la paix>>

Mali: les premiers Casques bleus de la MINUSMA seront déployés dès le 1er juillet>>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.