Corée du Nord et Corée du Sud ouvrent des discussions délicates sur Kaesong

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Un soldat sud-coréen sur la route barricadée qui mène au site intercoréen de Kaesong à Paju, le 9 avril 2013 (Photo : Archives/Kim Jae-Hwan, AFP)
Un soldat sud-coréen sur la route barricadée qui mène au site intercoréen de Kaesong à Paju, le 9 avril 2013 (Photo: Archives/Kim Jae-Hwan/AFP)

Il aura fallu trois mois pour que la Corée du Nord et la Corée du Sud commencent à se réunir, ce samedi, pour parler de la réouverture du site industriel de Kaesong, fermé en avril, symbole d’une réconciliation transfrontalière.

Réunis dans le village frontalier de Panmunjom, les négociateurs du Nord et du Sud ont dû repousser les négociations de deux heures en attendant la réparation des lignes téléphoniques vers le Sud, a indiqué le ministère de l’Unification de la Corée du Sud.

Dès le départ, ces négociations se sont heurtées à des difficultés, puisque les deux délégations ne s’entendaient pas sur l’ordre du jour.

Samedi, la délégation du Sud a reproché au Nord d’avoir décidé unilatéralement l’arrêt de l’activité du complexe industriel de Kaesong. Séoul a donc demandé une «garantie écrite claire» pour empêcher toute nouvelle fermeture unilatérale de Kaesong. Toutefois, la requête a peu de chances d’aboutir, car cela signifierait que Pyongyang endosse l’entière responsabilité de la fermeture du site.

«Nous avons clarifié notre position maintes fois pour que Kaesong se développe comme un site aux normes internationales et où le sens commun prévaut», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Unification de Corée du Sud, Kim Hyung-Suk, en faisant part de sa tristesse de voir le complexe toujours fermé: «J’espère que nous parviendrons a trouver une issue dans un esprit de confiance et de coopération mutuelle».

Lors de la réunion de samedi, la Corée du Nord, par le biais du chef de sa délégation, Pak Chol-Su, a demandé que la priorité devrait être accordée à la question de permettre aux ingénieurs sud-coréens de visiter le complexe et de vérifier les installations de fabrication qui ont été inactives pendant des mois. M. Pak a également demander que des mesures soient prises pour éviter tout futur dommage en raison des pluies de la mousson.

Cette rencontre fait suite à deux mois de vives tensions entre les deux pays et de menaces de la part de Pyonyang, dont l’économie souffre d’un renforcement des sanctions infligé par les Nations unies après un essai nucléaire en février.

Dernier symbole d’un semblant de paix entre les deux Corées, le 3 avril dernier, Pyongyang avait décidé, unilatéralement, d’interdire aux sud-Coréens l’accès au complexe industriel de Kaesong, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière.  Quelques jours plus tard, le régime de Kim Jong-un en a retiré ses 53 000 employés, causant l’arrêt de la production dans les usines du complexe industriel co-géré par la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Les deux pays ont toujours affirmé vouloir rouvrir le site de Kaesong tout en se renvoyant la responsabilité de la suspension de ses activités.

Ce complexe industriel était né dans le sillage de «la diplomatie du rayon de soleil», menée par la Corée du Sud de 1998 à 2008 pour encourager les contacts entre les deux frères ennemis qui demeurent divisés depuis 1945, et sont théoriquement encore en guerre, car ils n’ont pas signés de traité de paix à la fin de la guerre de Corée de 1950-53.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

DiscussionUn commentaire

  1. La coré du sud, disait ne plus ouvrir le site, et je pouvais les comprendres il ne pouvait se fier avec un dictateur et que cela faisait que enrichir un pays pour l'Achat d'Armements pour terroriser l'Asie