Corées: empoignades et bousculades lors des discussions sur l’avenir de Kaesong

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Le chef de la délégation nord-coréenne, Pak Chol-Su, le 25 juillet 2013 à Kaesong (Photo: Korea Pool)
Le chef de la délégation nord-coréenne, Pak Chol-Su, le 25 juillet 2013 à Kaesong (Photo: Korea Pool)

Fermé début avril par la Corée du Nord, le site industriel de Kaesong déchaîne toujours les passions. Ce vendredi, la délégation nord-coréenne a fustigé «l’arrogance» de la Corée du Sud qu’elle tient responsable de l’échec des négociations visant à relancer le site industriel.

Jeudi, les deux délégations se sont une fois de plus rencontrées dans la zone industrielle située à 10 kilomètres de la frontière en territoire nord-coréen, mais la rencontre s’est terminé en véritable pugilat entre les services de sécurité des deux pays.

Début juillet, la Corée du Nord et la Corée du Sud se sont mis d’accord pour discuter de la réouverture du site de Kaesong. Les délégations du nord et du sud se sont rencontrées à six reprises au cours de ces dernières semaines, sans résultat.

Jeudi, le chef de la délégation nord-coréenne, Pak Chol-Su a donné une conférence de presse non annoncée. Lorsqu’il a fait son entrée dans la salle de presse, une vingtaine de membres de sa délégation ont alors bloqué les ascenseurs et monté la garde autour de lui.

Quelques minutes plus tard, une dizaine de Sud-Coréens sont parvenus à pénétrer dans la salle afin d’interrompre Pak en l’accusant d’ignorer le protocole qui avait été mis en place.

Des photos montrent des membres des délégations nord et sud-coréennes s’empoignant, se poussant et se bousculant.

Suite à l’absence de progrès après le 6e round de négociations, la Corée du Nord a menacé de repositionner son armée dans la zone du parc. Le parc industriel avait ouvert en 2004 sur le site qu’occupaient des unités militaires nord-coréennes.

«Le Nord a tout fait pour éviter que les pourparlers soient infructueux, mais le Sud s’est entêté dans son arrogance», a estimé vendredi l’agence de presse officielle KCNA en ajoutant que les contacts étaient désormais «au point mort», les antagonistes n’ayant pu convenir d’un prochain rendez-vous.

Séoul, de son côté, a également dénoncé l’attitude d’obstruction de Pyongyang et lui a une nouvelle fois demandé de s’engager à ne plus fermer le site unilatéralement.

«La Corée du Nord doit réfléchir de manière sincère et sérieuse sur les mesures permettant d’éviter une nouvelle suspension et montrer un changement d’attitude», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Unification Kim Hyung-suk lors d’un point de presse.

Ces pourparlers interviennent après plusieurs mois de vives tensions sur la péninsule coréenne avec notamment des menaces de la part de la Corée du Nord, dont l’économie souffre d’un renforcement des sanctions infligées par les Nations unies après un essai nucléaire en février.

Les chances de réouverture du complexe dans un avenir proche sont faibles, car un autre grand exercice militaire conjoint entre les États-Unis et la Corée du Sud est prévu pour la mi-août, ce qui ne manquera pas de fâcher le leader nord-coréen.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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